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La Revue Le Chemin Vol 1, N°1, Juillet 2021

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Revue Le Chemin Vol 1, N°1, Juillet 2021/
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Fondée le 15 août 2020, la Revue Le Chemin aborde les défis actuels des sociétés africaines dans un monde traversé par diverses mutations.

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Lions Indomptables du Cameroun: quel équipementier pour la coupe du Monde 2022 ?

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Encore sous contrat avec la fédération camerounaise de football (fecafoot), l’équipementier Français coq sportif pourrait ne pas habiller les lions indomptables pendant la coupe du monde Qatar 2022.

Le malheur de l’un qui veut faire le bonheur de l’autre.

L’ex équipementier de la fécafoot PUMA, qui cumule à lui tout seul une vingtaine d’années d’expérience chez les Lions Indomptables, avec au passage trois trophées de coupe d’Afrique et une médaille d’or aux jeux olympiques, se bat pour revenir dans les starting-blocks, Alors que de nombreux signaux, relevant plusieurs manquements de la firme française vis à vis des équipes nationales de football du Cameroun font l’objet de plusieurs questionnements chez l’ensemble des Camerounais

Ça sera la deuxième fois qu’il y ait ce genre de dissonance entre les Lions Indomptables et la firme française COQ SPORTIF.

Engagé dans un contrat qui finalement a été signé le 10 janvier 2020 entre la partie Camerounaise et les représentants de la marque Française pour période de quatre ans, le COQ SPORTIF ne satisfait pas totalement une bonne partie des attentes du peuple Camerounais.

Une de ces obligations était d’assurer avec dextérité le côté vestimentaire de l’équipe nationale de football du Cameroun. Nonobstant les méandres qui ont émaillé le contrat, plusieurs légèretés ont très souvent retenu l’attention des centaines de millions de fans, mais surtout celui des nationalistes Camerounais qui se sont parfois sentis oppressés par des couleurs qui n’étaient les leurs.

Les Lions Indomptables du Cameroun, ont dû accepter l’idée selon laquelle, seules les équipes A devaient être habillé par COQ pendant une période, et que les autres catégories se battent avec ce qu’elles pouvaient trouver. Certains sont allés jusqu’à croire que la fédération avait plusieurs équipementiers que non.

D’après plusieurs sources anonymes bien introduites, la qualité du matériel proposé était discutable, et la quantité très insuffisante.

Il est aussi à relever le manque criard d’accessoires comme les collants, et bien d’autres gadgets qui auraient sans doute positionnés l’image des Lions Indomptable à la place qui leurs siée.

Très souvent, sur le matériel arboré par les équipes nationales du Cameroun, notamment les babouches, les chaussettes, les tee-shirts, on pouvait apercevoir du Bleu blanc rouge, comme ci cela n’avait pas été conçu pour ce pays.

Ce qui a peut être sonné le glas, est certainement l’accoutrement du Coach de l’équipe nationale féminine A du Cameroun, qui lors d’un stage préparatoire avec les lionnes, s’est présenté devant les caméras avec un tee-shirts tellement vieilli qui n’honorait pas la fonction de ce brave homme. Les lionnes indomptables du Cameroun avaient-elles déjà touché le fond au point de porter des vêtements qui faisaient questionner la prestance et le charisme de cette équipe ?

Voilà autant de choses qui ont ramené certains à se souvenir de PUMA qui heureusement n’était pas très loin, même comme récemment, en prélude à la CAN féminine qui se tiendra au Maroc en juillet 2022, ces lionnes, pour la première fois, ont été habillées de la tête aux pieds, et avec des vêtements tous neufs.

Était-ce le dernier battement d’aile du COQ?

Près des yeux et près du cœur

Les signes avant coureurs du retour de PUMA dans la tanière, depuis la fin de son contrat avec la fecafoot en 2019, ont très souvent été perceptibles par l’ensemble des Camerounais et tous les fans des Lions Indomptables. Le fait d’apparaître de manière récurrente dans les actes à priori manqués, et parfois isolés nous a amené à croire que ces événements avaient peut-être été pensés, quelques fois par des personnalités les plus insoupçonnés.

Les scènes dont nous avons souvenance et qui ont fait couler beaucoup d’encre et de salive, sont celles où le bus des Lions Indomptables chargé de les transporter pendant la CAN Cameroun 2021, portait encore l’effigie de PUMA près de trois ans après la fin de son contrat. Un autre fait non anodin, silencieux et très révélateur s’est produit quand le ministre SGPR, diplomate chevronné de son état, lors de la promotion de cette même CAN dans les régions du Cameroun, a arboré un blouson des Lions Indomptables de marque PUMA.

Était-ce de la nostalgie ou alors PUMA a été imprimé dans le subconscient des Camerounais ?

L’ambassadeur itinérant S.E Albert Roger Milla, fait parti des personnes sur lesquelles la firme allemande s’est appuyée pour entrer au Cameroun. C’était alors en 1981 où le vieux lion, mannequin PUMA, a tenté pour la première fois de l’introduire au sein de la tanière.

A cette époque, COQ SPORTIF avait lui aussi les yeux rivés sur le Cameroun, et avait comme facilitateur le champion du Roland Garros Yannick Noah, qui lui aussi mannequin de COQ, a dû peser de tout son poids grâce à son aura de champion, pour que les Lions Indomptables signent un contrat avec COQ SPORTIF au détriment de PUMA.

Malheureusement cet accord a fini dans un tribunal en France à cause du non respect des clauses par la firme française.

Entre temps le Cameroun a trouver des palliatifs pour continuer à bien équiper ses équipes nationales jusqu’en 1998, où PUMA signera enfin son premier contrat.

PUMA a passé près de vingt ans aux côtés des Lions Indomptables. Pendant les huit dernières années, son contrat avec le Cameroun hors mis certains avantages s’élevait à 1,2 millions d’euros en cash et 800000 euros en équipement par an.

Ce n’était peut-être pas grand chose, mais le peuple Camerounais ne s’en plaignait pas, jusqu’au moment où il a commencé à avoir des changements.

Entre temps la roue a encore tourné et aujourd’hui au Cameroun, c’est un ancien ambassadeur de PUMA qui est aux affaires. Samuel Eto’o, l’un de ses mannequins les plus réputés de l’histoire. Il connait la maison comme sa poche, et la maison aussi le connait comme sa main. Son respect, il le doit à Dieu qui lui a donné le talent, mais aussi à ses godasses de marque PUMA, à qui il a toujours fait confiance.

Tout ce qu’il a remporté avec le Cameroun, s’était aussi grâce à PUMA. Ensemble ils ont écrit les plus belles pages de l’histoire du football mondial, dans un livre où la conclusion reste encore à écrire.

Ça pourrait être avec le Cameroun où il est désormais président de la fédération de football, et détenteur de la bonne signature, si jamais les deux parties ( Fecafoot et COQ SPORTIF) parviennent à s’entendre sur les closes de la rupture du contrat qui court jusqu’en 2023.

Coupe du Monde 2022 : Voici les interdictions au Qatar

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La grande messe du football se tiendra cette année en sol Qataris du 21 Novembre au 18 Décembre. Pays Arabe avec une population majoritairement musulmane,  le Qatar a fixé des interdictions qui ne font forcement pas des heureux.

C’est la presse anglaise en général, et le média Daily Star en particulier qui a annoncé que l’émirat interdit les relations sexuelles entre les personnes non mariées pendant la Coupe du monde 2022. Dès lors, pas de coup d’un soir au Qatar ; les relations sexuelles hors mariage sont interdites lors du tournoi au risque d’une peine de prison allant jusqu’à sept ans. Une annonce qui a fait les choux gras de la presse sportive mondiale. En réalité cette interdiction n’est pas la seule qu’a imposée le pays hôte de la compétition. L’homosexualité y est illégale. Les responsables de la FIFA ont été prévenu qu’il n’y aurait « aucune exception ». C’est donc dire qu’aucune propagande du mouvement LGBT quel que soit la forme, l’individu ne sera tolérée. Pour Oliver Bierhoff l’ancien international de football et actuel directeur de la Fédération allemande du même sport : « le traitement des homosexuels (au Qatar) est absolument inacceptable ».

Coupe du monde sans homo ni sexe! Mais aussi sans fête et sans alcool ! En effet, au-delà du sexe et du mouvement LGBT, pour la première fois depuis sa création, la Coupe du monde se tiendra dans un pays musulman, où l’accès aux boissons alcoolisées est pour le moins restreint. A ce propos les dirigeants du Qatar nuance tout de même ; l’alcool sera disponible dans les lieux «destinés aux supporteurs». Lors de la Coupe du monde des clubs 2019 que le Qatar avait accueilli, une fan zone de 45 000 personnes avait été mise en place dans laquelle de l’alcool était en vente. Les dirigeants du pays hôte de la coupe du monde entendent donc réédité le système de fan zone « sur mesure » où l’alcool peut être vendu de façon extrêmement contrôlé. Par contre,  les responsables de la police Qataris préviennent : « il n’y aura pas de fête du tout, vraiment. Tout le monde doit garder la tête froide, sauf s’il veut risquer de se retrouver en prison (…) Les supporters doivent être préparés. ». Sont également interdits : les tenues féminines qui ne couvrent pas les épaules, les jupes au-dessus du genou, les décolletés profonds et les vêtements moulants !

 Il y a quelques semaines lors d’une conférence de presse, Sheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani l’émir du Qatar expliquait que « nous vivons tous sur une même planète, mais chacun de nous a des cultures différentes. Nous accueillons tout le monde, mais nous attendons et nous voulons aussi que les gens respectent notre culture ».  

Lionel KANA

Insécurité à Touboro : Un prélat tire la sonnette d’alarme !

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Dans une correspondance datée du 23 Mai 2022 et adressée au sous-préfet de l’arrondissement de Touboro, l’Abbé Pierre Yaya, Curé de la Paroisse les saints Archanges égraine le chapelet d’insécurité auquel est exposé le peuple de Dieu de cette localité. Evocation…

Touboro est une localité de 16629km2. Situé dans le département du May-Rey, région du Nord Cameroun, c’est une localité « carrefour » qui accueille un marché frontalier unique avec les ressortissants de trois pays (Tchad, RCA et Cameroun). L’arrondissement éponyme a une population estimée aujourd’hui à 300.000 âmes ayant à la tête Monsieur Gambo Sadjo, Administrateur Civil Principal, Sous-Prefet. C’est d’ailleurs lui le destinataire de la correspondance dont nous avons copie et dans laquelle, Pierre Yaya, Prêtre, dénonce les nombreux cas d’insécurité. Pour le prélat, c’est la « panique totale » ; ce qui s’y passe est « plus qu’un conte de fée (…) l’arrondissement de Touboro est devenu un théâtre d’enlèvements avec demande de rançon par des hommes lourdement armés ».  Pour illustrer l’ampleur de la situation, l’homme de Dieu va présenter ce qui semble être le mode opératoire des brigands : « ils viennent nuitamment avec une forte armure composée d’armes à feu, de flèches et d’épées. Ils débarquent dans les domiciles et prennent des personnes de tout âge ». Selon lui, une fois disparu dans la nature, les kidnappeurs négocient généralement la rançon par le canal du chef du village. Le curé recense en huit mois (Septembre 2021-Mai 2022) pas moins d’une cinquantaine de victimes réparties dans quatorze villages de l’arrondissement. Il va plus loin en citant en exemple une quinze de cas d’enlèvements avec noms des victimes, date, lieu des forfaitures et montant des rançons. On y apprend que les pertes en vie humaine sont effectives et les montants des rançons plafonnent parfois à 30 millions de franc CFA.

L’Abbé Yaya dans sa lettre appelle le gouvernement Camerounais et les autorités administratives et sécuritaires locales à réagir face à ce qu’il considère comme « le réveil du diable machiavélien dans cette localité ».  Rappelons que cette dénonciation n’est pas la première ; l’ONG Humanity Purpose a longtemps décriée l’insécurité grandissante dans cette localité du pays. Le Journal Œil du Sahel dans son numéro du 29 Avril 2022, chiffrait à 44 cas d’enlèvement pour le seul mois d’avril 2022.  Chez nos confrères de Koaci.com, une source sécuritaire ayant requis l’anonymat indexe les terroristes de Boko Haram, mais surtout des bandes organisées constituées de populations locales en complicités avec des malfrats recrutés parmi les réfugiés centrafricains. Selon cette même source, les comités de vigilance initiés par les populations peinent à être efficace et sont parfois infiltrés. La même source renseigne que la porosité des frontière avec les pays voisins est de nature à faciliter la recrudescence des kidnappings. En attendant la réaction des autorités administratives et sécuritaires, le Maire de Touboro Célestin Yandal et Mgr Faustin Ndjodo Archevêque de Garoua ont apporté leurs soutiens à l’Abbé Pierre Yaya et aux populations locales.

Lionel KANA

Diocèse de Mbalmayo : satisfaction générale après les états généraux de l’éducation !

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« Faire anamnèse… », selon Mgr Joseph-Marie Ndi-Okalla, évêque du diocèse Mbalmayo, tel était l’objectif assigné à cette 4ème édition des États généraux de l’éducation dans ledit diocèse. Ce conclave a permis aux acteurs de l’éducation ; des principaux des collèges, des directeurs des écoles primaires et maternelles, des enseignants, des parents d’élèves et des experts de procéder à comme l’indique le thème à : relecture, consolidation et perspectives. C’est le centre d’accueil Notre Dame du Perpétuel Secours qui a servi de cadre d’accueil pour ses travaux. Rappelons que la 4ème édition des états généraux du Diocèse de Mbalmayo s’est tenu après une interruption due à la survenue de la pandémie du Coronavirus. L’ouverture solennelle a lieu le 19 Juin 2022.

cérémonie d’ouverture. Crédit Photo: Dircom Mbalmayo

Les travaux se sont déroulés sous forme d’atelier et mise en commun. La clôture des travaux s’est tenu 21 juin 2022 et a connu la participation du ministre de l’éducation de base Laurent Serge Etoundi Ngoa. La messe pontificale y dédiée a été célébrée à la cathédrale Notre-Dame du rosaire de Mbalmayo et été rehaussé par  la présence de Mgr Édouard Akom, prêtre du diocèse de Mbalmayo, chapelain de sa sainteté le pape François en mission au service diplomatique du Saint-Siège qui a d’ailleurs prêché la Parole de Dieu de ladite célébration eucharistique. Pour Mgr Édouard Akom, citant le Saint Père, « le royaume de Dieu appartient aux simples. La porte est étroite. Elle est étroite mais toujours ouverte à tous rappelait ». Pour Mgr Joseph-Marie Ndi-Okalla, l’Eglise au Cameroun en générale et le diocèse de Mbalmayo en particulier continue à consacrer tous ses efforts dans ce champ d’apostolat qu’est l’éducation. Pour les participants à ses états généraux, c’est la satisfaction générale. Le diocèse de Mbalmayo avec ses 61ans est l’un des plus anciens diocèses du Cameroun.

Lionel KANA

Ministre de l’éducation de Base Laurent Serge Etoundi Ngoa, en compagnie de Mgr Jospeh-Marie Ndi-Okalla

Le Pape françois nomme un nouvel évêque à Mamfe.

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Le Saint-Père a nommé l’abbé Aloysius Fondong Abangalo, du clergé de Buéa, actuellement enseignant et formateur au Grand Séminaire Saint Thomas d’Aquin de Bambui, comme évêque du diocèse de Mamfe (Cameroun).
Curriculum vitae
SE Mgr Aloysius Fondong Abangalo est né le 5 juin 1973 à Limbe, dans le diocèse de Buéa. Il a étudié la philosophie et la théologie au grand séminaire interdiocésain Saint Thomas d’Aquin de Bambui, à Bamenda. Il est titulaire d’une licence en droit canonique de l’ Université Catholique d’Afrique Centrale UCAC (2011-2014). En tant qu’étudiant, il a également servi comme ministère dans la paroisse de Saint-Pierre et Paul à Simbock. Depuis 2019, il est en Italie pour le doctorat en droit canonique à l’ Université pontificale urbanienne .
Il a été ordonné prêtre le 20 avril 2006 pour le diocèse de Buéa. Il a occupé les postes suivants : Vicaire de la paroisse Sainte-Famille de Limbe (2006-2007) ; Doyen du Collège Our Lady of Grace à Muyuka (2007-2009); Trésorier Diocésain et Membre du Collège des Consulteurs (2009-2011) ; Enseignant et formateur au Grand Séminaire St Thomas d’Aquin de Bambui et Défenseur du Lien au Tribunal Interdiocésain de Bamenda (2014-2019).

La rédaction

L’excellence académique et l’intégrité au cœur des préoccupations des responsables des collèges catholiques du Cameroun.

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Photo de famille

Le Mercredi 16 Février 2022, s’est tenue au siège de la CENC, la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée Général des Responsables des Collèges Catholiques du Cameroun. Cette cérémonie a connu la participation du représentant du Secrétaire Général de la Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun (CENC), l’Abbé Nicodème Ondoua Mekongo. Les travaux de ce rendez-vous annuel visent à mettre en place des stratégies pour préserver l’excellence académique tout au long de cette année scolaire 2021-2022.

Il est 9h passé de quelques minutes ce mercredi matin, lorsque le protocole de la cérémonie convie le Secrétaire à l’éducation du diocèse d’Eseka à dire la prière d’ouverture des travaux dans la salle Saint Paul de la CENC. C’est une salle quasi pleine qui abrite pour la circonstance, les acteurs centraux de l’éducation catholique du Cameroun. Venus du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest, ils ont répondu présent à cette tâche qui est la leur. Le Révérend Père Zephyrinus Yem Mbuh, Secrétaire National à l’Education n’a d’ailleurs pas manqué de saluer de façon particulière ceux des principaux venus des zones du pays actuellement sous la violence des crises socio-politiques : « I welcome in a special way those of you who have braved the odds to come out of war-torn zones – Kumbo, Mamfe, Kumba, Bamenda and Buea. We extend words of encouragement and comfort to each one of you. In the absence of gunshots, do your best to participate fully in all the activities of the general assembly», martèle-t-il au passage.

Les travaux de cette Assemblée Générale se tiennent autour du thème choisi pour l’année scolaire 2021-2022 « l’école catholique au service de l’intégrité, d’une citoyenneté responsable, et de la santé des jeunes dans le contexte des changements globaux dans les dynamiques d’apprentissage ». Les principaux des collèges catholiques mesurent par cette thématique les menaces qui pèsent et entravent l’éducation nationale au plan général notamment la consommation des stupéfiants par les apprenants, les abus sexuels sur mineurs, les vidéos à caractère sexuel des élèves devenues virales etc. Dans la perspective de rester à l’abri de ces contre-valeurs, l’assise abordera ces différentes questions telles que le montre l’agenda d’ailleurs très chargé de la circonstance.

Le Secrétaire National à l’Education Catholique n’a pas manqué de rappeler dans son allocution la mission de l’Eglise Catholique à travers l’école catholique. Faisant siens les propos des Pères Conciliaires : « l’école catholique poursuit des objectifs culturels et la formation humaine de la jeunesse. Mais sa fonction propre est de créer pour la communauté scolaire une atmosphère particulière animée par l’esprit évangélique de liberté et de charité, d’aider les jeunes à grandir selon les nouvelles créatures qu’ils ont été faites par le baptême en développant leur propre personnalité, et enfin d’ordonner à toute la culture humaine à l’annonce du Salut afin que la connaissance que les élèves acquièrent peu à peu du monde, de la vie et de l’homme soit éclairée par la foi » il invite ainsi les participants à travailler jours et nuits en faveur du respect de cette orientation que donne Gravissimum Educationis.

L’abbé Nicodème Ondoua Mekongo, Secrétaire Général adjoint de la CENC, a fait part à l’assistance de l’attention et de l’intérêt des Evêques pour ces travaux. Rappelant les fléaux qui minent le secteur éducatif, l’Abbé réitère la mission éducative de l’Eglise et invite les participants et aussi la communauté éducative toute entière, enseignants et parents, à travailler à protéger les collèges catholiques de ces dérives, afin de garantir aux apprenants une formation intégrale. Le Secrétaire Général Adjoint de la CENC a officiellement ouvert les travaux avant  la séance de photo de famille.

Moïse Bayi Ngwa

Que retenir des lions indomptables au lendemain de la CAN 2022 au Cameroun ?

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Faut-il jeter nos Lions Indomptables à la poubelle après la CAN 2021?
Bien sûr que non.

Pour la très grande majorité des Camerounais, le douloureux verdict du match de demi-finale de la 33è coupe d’Afrique des Nations du 03 Février 2022, qui est tombé après une confrontation épique de 120 minutes, soldée par un score vierge entre les Lions Indomptables du Cameroun et les Pharaons d’Egypte, – prolongée par une victoire Égyptienne par Penaltys – a été le vecteur du scénario-catastrophe que tout le monde redoutait.
Faudrait-il, à l’issue de ce résultat horrifiant, décider du bannissement de l’équipe nationale du Cameroun et de son ravalement dans les poubelles de l’histoire ? La présente contribution s’érige en faux contre pareille attitude et plaide plutôt pour l’adoption par les Camerounaises et les Camerounais d’une attitude plus lucide et mesurée, malgré l’immense déception qui se comprend parfaitement.
Au moins trois arguments pourraient plaider en faveur d’une attitude plus mesurée après le choc de la soirée du 03 février au stade flambant neuf d’Olembé.

Premièrement, footballistiquement parlant, nul ne saurait nier que des deux équipes sur le terrain, c’est plutôt les Lions Indomptables qui avaient la maîtrise des opérations pour une plus grande partie de la confrontation. La preuve ? Les Egyptiens n’ont pu cadrer pratiquement aucun tir et leur attaquant-vedette, Mohamed Salah, a été quasiment invisible tout au long du match, à l’exception d’une seule attaque dangereuse qui a été courageusement stoppée par le gardien de but Camerounais, André Onana, dans une situation de un-contre-un.
Les statistiques officielles de la CAF indiquent que la possession de balle était de 53%-47% en faveur du Cameroun (Source : www.footmercato.net consulté le 06/02/2022, à 18h10).
Toujours est-il qu’à la fin de la partie, le realisme et la grande experience des pharaons ont primé sur le manque de lucidité offensive et l’impreparation aux tirs aux buts de la sélection Camerounaise. D’où la déception de la très grande majorité des supporters Camerounais qui ont assisté à un résultat qui ne refletait pas les prestations sportives des protagonistes sur le terrain.
Au plan sportif donc, le Cameroun n’a pas démérité et a peut-être produit sa meilleure prestation du tournoi ce jour-là, aussi paradoxal que cela puisse paraître.

Deuxièmement, par rapport a l’historique de la compétition, il s’avère que la très grande majorité des pays organisateurs de la CAN ne l’ont pas gagné.
Voici le palmarès des pays qui ont organisés et perdu la CAN, avec entre parenthèses le nom des pays vainqueurs de ces mêmes tournois.

Années Pays hôtes Pays vainqueurs

1957 Soudan Egypte
1965 Tunisie Ghana
1968 Éthiopie Zaïre
1972 Cameroun Congo Brazza
1974 Egypte Zaïre
1976 Éthiopie Maroc
1982 Libye Ghana
1984 Côte d’Ivoire Cameroun
1988 Maroc Cameroun
1992 Sénégal Côte d’Ivoire
1994 Tunisie Nigeria
1998 Burkina Faso Egypte
2000 Ghana-Nigeria Cameroun
2002 Mali Cameroun
2008 Ghana Egypte
2010 Angola Egypte
2012 Gabon-Guinée Equ Zambie
2013 Afrique du Sud Nigeria
2015 Guinée Equato Côte d’Ivoire
2017 Gabon Cameroun
2019 Egypte Algérie
2022 Cameroun Sénégal

Source : CAF, 2022

Il ressort du tableau ci-dessus, que seuls onze pays organisateurs, soit 33%, ont gagnés les compétitions organisées sur leurs sols. Un tiers ne représente sûrement pas la majorité des cas concernés.

La troisième raison pour laquelle il conviendrait de conserver toute sa lucidité dans ces circonstances difficiles pour tout supporter Camerounais.
C’est de se souvenir que c’est après la débâcle de la 8è coupe d’Afrique des Nations en 1972, qu’est né le label « Lions Indomptables » qui a occupé le devant de la scène footballistique africain, puis mondiale, pendant un demi-cercle !
Les temps de tourment, de perplexité et de questionnement sont souvent porteurs de regeneration et de refondation.
Voyons donc 2022 comme un nouveau départ avec de nouvelles infrastructures qui ont enchanté et émerveillé l’Afrique et le monde, dans une compétition qui a attiré le chiffre record de 1200 hommes et femmes de média, venus de 54 pays dont 23 d’Afrique. (Source : Directeur de la communication de la CAF, invité de la CRTV/Television, journal, du 04/02/2022 à 20h30).

Comment maximiser l’utilisation des infrastructures et la notoriété sportive du Cameroun
durant la période post-CAN 2021?

Tenant compte de la présence des plus hautes autorités mondiales du football à Yaoundé, le Cameroun gagnerait peut-être à se proposer pour l’organisation de la prochaine coupe du Monde Junior. Cette démarche aurait deux avantages : Faciliter une meilleure utilisation de nos infrastructures sportives d’une part et Préparer l’éclosion d’une génération de jeunes footballeurs qui aura pour mission principale d’aller à la Coupe du monde pour dépasser l’étape du quart de finale et ramener le trophée au pays d’autre part.

  • Demander la prise en compte des infrastructures sportives Camerounaises par la CAF et la FIFA dans l’organisation des nombreux événements sportifs de classe mondiale :
    Coupe du monde féminine, Coupe du monde junior, Super coupes européennes ou asiatiques délocalisées, coupe des confédérations, divers matchs de gala des grands clubs en quête d’un impact planétaire, donc d’une visibilité africaine, etc…
  • Envisager la création d’une école de formation dans les métiers du stade (technique et management) par la CAF à l’intention de toute l’Afrique, avec siège au Cameroun.
  • Création d’une Super league africaine de football qui accueillerait les meilleurs joueurs et les meilleurs coachs africains et mondiaux. Si ces objectifs étaient réalisés à plus ou moins long terme, alors l’organisation de la 33è CAN au Cameroun aura effectivement servi de point de départ vers de nouveaux horizons pour la marche glorieuse du football national et continental.
    C’est la raison pour laquelle il faut considérer qu’après l’orage vient le beau temps. Pour conclure sur une note humoristique, nous espérons que nos frères ivoiriens ont bien lu et compris le sens profond du message contenu dans cette brève analyse.
    Nous espérons également que l’ensemble de celles et ceux qui ont fait l’honneur au Cameroun de s’intéresser a cette 33e édition de la CAN ont pris bonne note de la performance des lions Indomptables lors de la petite finale du 05 février 2022 au stade Ahmadou ahidjo de Yaoundé.
    Beaucoup de Camerounais étaient serein en se rappelant que l’équipe nationale n’a jamais perdu dans ce stade depuis 1988.
    Rendez-vous donc l’année prochaine en Côte d’Ivoire.

Pr Jean-Emmanuel PONDI

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Abdoulaye Diop, le Chef de la diplomatie malienne répond aux invectives de la France sur RFI/France 24

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Abdoulaye Diop, chef de la diplomatie malienne: «Nous demandons que Paris nous respecte en tant que pays»

Publié le : 28/01/2022 – 15:06 sur Rfi.fr

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Le ton se durcit un peu plus entre Paris et Bamako. Jeudi 27 janvier, le ministre français des Affaires étrangères a critiqué une junte « illégitime », qui prend des « mesures irresponsables ». Réponse de son homologue malien Abdoulaye Diop, dans une interview exclusive RFI/ France 24 accordée à Christophe Boisbouvier et Marc Perelman.

► LIRE L’ENTRETIEN :

RFI/France 24 : Monsieur le ministre, à la suite de l’annonce par le Danemark du retrait de ses troupes spéciales du Mali, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a dénoncé « des mesures irresponsables » prises par une junte « illégitime ». Quelle est votre réaction ?

Abdoulaye Diop : Ma réaction est d’abord que c’est surprenant de la part d’un diplomate de la trempe de Monsieur Le Drian qui parle au nom d’un grand pays, la France. Ce sont des propos empreints de mépris. Ce sont des propos que je condamne, qui sont inacceptables. Et je crois que les insultes ne sont pas une preuve de grandeur. Nous devons tous nous respecter. Il est bon que Monsieur Le Drian comprenne que ce ne sont pas les insultes qui règlent les problèmes entre nations, que ce que nous attendons de la France, grande nation, est qu’elle puisse avoir une attitude constructive, moins agressive, moins hostile et moins empreinte de mépris vis-à-vis des autorités maliennes qui incarnent aujourd’hui la souveraineté de notre pays.

On va revenir sur Takuba. Mais tout d’abord, sur Paris. Vous parlez de « mépris », vous parlez d’« insultes ». Alors, plusieurs questions simples : est-ce que vous allez exiger des excuses de Paris ? Est-ce que vous songez, par exemple, à prendre des mesures telles que le rappel de votre ambassadeur en France ou convoquer l’ambassadeur de France à Bamako ? 

Le Mali n’exclut rien de la table si la souveraineté et le peuple malien ne sont pas respectés. Nous ne demandons pas des excuses à Paris. Nous demandons que Paris nous respecte en tant que pays. Nous respectons la France, nous respectons le peuple français. Il n’y a pas de problème entre le peuple français et le peuple malien. Mais l’attitude des autorités françaises doit changer pour prendre en compte cet élément qu’il y a des autorités responsables au niveau du Mali et que seul un engagement avec ces autorités permet de gérer leur présence au Mali et cette présence doit répondre aux intérêts supérieurs du Mali. Et nous sommes en train de revoir plusieurs accords et traités de défense pour nous assurer que ces traités ne violent pas nos dispositions constitutionnelles, ne violent pas la souveraineté du Mali, et prennent en compte l’intérêt des Maliens. Si ce n’est pas le cas, le Mali n’hésitera pas soit à dénoncer, soit à demander un réajustement de ces différents traités. Nous sommes conscients que certains de ces arrangements ont été conclus par le gouvernement précédent. Il y a la continuité de l‘État, mais rien ne pourra être au-dessus de l’intérêt supérieur des Maliens, que le président Goïta et le gouvernement sont disposés désormais à assumer et à s’assumer pleinement, et nous souhaitons que le France et d’autres partenaires inscrivent aussi leur action par rapport à cela. Et je salue d’ailleurs la décision sage des autorités danoises de retirer leurs forces sans plus d’acrimonie. Et nous sommes disposés à continuer le dialogue avec l’ensemble de nos partenaires pour la sécurisation du Mali et la stabilité de l’ensemble de la région.

Alors ce vendredi, Monsieur le ministre, c’était chez nos confrères de RTL, le ministre français Jean-Yves Le Drian est revenu à la charge, si j’ose dire, en disant que désormais, c’était la « rupture du cadre politique et du cadre militaire ». « Nous ne pouvons pas rester en l’état. On va voir comment on peut adapter notre dispositif en fonction de la nouvelle situation », a-t-il dit…

Je crois que Monsieur Le Drian doit comprendre que l’engagement avec le Mali ne doit pas se faire à travers les médias et que si ce type de questions est en discussion, nous sommes tous des diplomates et il y a d’autres canaux pour pouvoir discuter de ces questions. Le Mali non plus n’exclut rien par rapport à ces questions si ça ne prend pas en compte nos intérêts. Donc, les menaces, les insultes, les invectives doivent cesser pour donner la place à un engagement réaliste, un engagement constructif entre responsables pour pouvoir voir ensemble comment surmonter ces difficultés, comment surtout faire face aux défis que nous avons, qui sont des défis sécuritaires.

Donc, pour l’instant, vous ne vous parlez pas entre vous, ministres des Affaires étrangères du Mali et de la France ? Les ponts sont coupés pour l’instant ?

Le Mali est et reste toujours ouvert au dialogue. Vieille nation de tolérance et de dialogue, nous maintenons cette posture. La dernière fois que j’ai rencontré Monsieur Le Drian, c’était à New York [en septembre 2021, NDLR]. On a eu un entretien franc et direct et nous restons toujours ouverts. Je m’entretiens régulièrement avec d’autres autorités françaises. Malheureusement, Monsieur Le Drian ou d’autres responsables français, on les entend plus sur les médias parlant du Mali. Il faut avoir vraiment un engagement constructif au lieu de soulever le monde entier aujourd’hui contre le Mali. Je le rappelle. Cette attitude agressive, hostile à l’endroit du Mali n’a rien à voir avec les raisons qui sont mises en avant liées au respect de la démocratie, au respect des droits de l‘homme, à des coups d’État. Non. Le Mali est puni, parce que le choix politique des autorités du Mali ne convient pas à certains. Je crois que nous devons pouvoir sortir de ça, parce que même les coups d’État dont on parle, la France applaudit des coups d’État quand cela va dans le sens de ses intérêts. Elle condamne quand ça va dans le sens contraire de ses intérêts. Non. Cette politique de deux poids deux mesures aussi doit cesser.

Vous pensez au Tchad ?

Je ne pense absolument à rien et il y a eu beaucoup de pays où il y a eu des situations, il y a eu des politiques de deux poids deux mesures de la part de la France et même de nos organisations africaines.

Monsieur le ministre, concrètement, vous avez demandé il y a peu de temps la révision de l’accord de défense avec Paris. Est-ce que vous avez reçu une réponse ? Et si cette réponse n’est pas satisfaisante, est-ce que vous êtes prêt, comme vous semblez l’indiquer, à dénoncer cet accord de défense avec la France ?

Absolument. Nous sommes absolument très clair là-dessus. Nous avons demandé dans un cadre diplomatique, nous avons soumis un protocole amendé avec l’ensemble de nos amendements que vous me permettrez de ne pas détailler ici, parce que [concernant] les dispositions de l’actuel traité en matière de défense, certaines dispositions sont contraires à la Constitution et à la souveraineté du Mali. Nous avons décidé de le revoir. Nous attendons une réponse rapide de Paris. À défaut de réponse, assurez-vous que le Mali s’assumera par rapport à cela.

Est-ce que donc le Mali songe à demander le départ des soldats français de son sol ?

Cette question n’est pas pour le moment sur la table.

Mais elle le sera visiblement, vu la situation et vu votre ton et les rapports avec Paris qui se tendent. C’est quand même une possibilité que vous disiez : « En effet, ça ne marche pas depuis des années, les soldats français ne font le « job » ; il faut qu’ils partent » ?

Ce qui est sûr, c’est que pour le Mali, si une présence à un moment donné est jugée contraire aux intérêts du Mali, nous n’hésiterons pas à nous assumer. Mais, nous n’en sommes pas là.

Qu’est-ce que vous répondez à Jean-Yves Le Drian qui dit qu’il faut rester digne au regard des 53 soldats français tombés au Mali ?

Je demanderai à Monsieur Le Drian de rester digne aussi, parce que nous reconnaissons les sacrifices des soldats français. L’intervention française, qui a été décidée au Mali, a été faite dans un bon état d’esprit. Dans notre pays, nous apprécions cela. Nous apprécions tous les concours qui ont été faits dans ce cadre-là. Mais aussi, on doit comprendre que, avant que la France ne vole au secours du Mali, le Mali et les Africains aussi sont venus mourir ici en Europe pour la libération et la liberté de ce pays. Donc, nous avons tous des dettes de sang les uns envers les autres. Mais essayons de dépasser cela et de bâtir des cadres qui nous permettent vraiment de répondre aux solutions. Et pas à travers des diktats, des menaces, des invectives. Je crois que ça se fera seulement dans le cadre de nos intérêts mutuels, dans le cadre du respect dû à chacun. Mais qu’on arrête cette mobilisation, toute cette campagne de dénigrement contre les autorités maliennes. Nous ne sommes pas impressionnés par cela.

Monsieur le ministre, vous nous avez parlé de la Russie parmi les partenaires du Mali. Il y a quelques jours, le général américain Stephen Townsend, qui commande Africom, a affirmé : « Le groupe Wagner [c’est-à-dire les paramilitaires et les mercenaires russes, NDLR] est au Mali. Ils sont plusieurs centaines. Le monde entier le voit et cela nous préoccupe ». Est-ce que vous confirmez ?

Encore une fois, je ne suis pas plus impressionné. Vous savez, c’est la même Amérique, notamment à travers le général Colin Powell, qui, au Conseil de sécurité des Nations unies, a montré des photos satellites et des preuves au monde entier, qui nous ont tous convaincus que l’Irak possédait des armes de destruction massive. La suite de l’histoire, vous la connaissez. Elle était totalement fausse.

Donc, ce sont des mensonges ?

Absolument.

Et pourtant, le commandant américain d’Africom ajoute que Wagner bénéficie du soutien d’avions de l’armée russe pour son déploiement…

Ce que je peux vous dire et que nous avons dit de façon constante, le gouvernement du Mali a fait un communiqué absolument très clair sur la question : la coopération avec la Russie est une coopération historique. Notre coopération avec la Russie est une coopération d’État à État. Le Mali ne s’adresse qu’au gouvernement russe qui répond à nos sollicitations avec une grande célérité, avec une grande efficacité. Ces 7 derniers mois, les équipements et les fournitures qui ont été acquis via cette coopération, ce type d’investissements n’a jamais été fait au cours des 15 ou 20 dernières années. Le problème du Mali n’est pas Wagner. Le problème du Mali, c’est d’apporter la sécurité aux Maliennes et aux Maliens. C’est notre responsabilité. Et nous ferons tout ce qui est nécessaire conformément à nos lois pour pouvoir répondre à cela. Nous souhaitons que les autres, qui sont en train maintenant de faire toute cette campagne autour de Wagner, prennent un peu de recul, qu’ils viennent voir avec le Mali quel problème sécuritaire il y a et quel problème notre contribution va pouvoir résoudre. Je pense que c’est ce dialogue que nous attendons de nos partenaires.

Depuis le 9 janvier, monsieur le ministre, votre pays est lourdement sanctionné par vos voisins de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Mais dans un communiqué hier, la Cédéao dit attendre de vous un calendrier raisonnable et réaliste pour la tenue des élections. Elle ajoute que les sanctions seront levées progressivement sur la base de ce chronogramme et de sa mise en œuvre. Est-ce pour vous une petite ouverture ?

De cette politique de sanctions, il faut qu’on sorte de cela. Au Mali, ce dont nous avons besoin, c’est l’accompagnement, c’est l’écoute, c’est le dialogue, c’est la compréhension. Aujourd’hui, si les sanctions contre le Mali, qui sont des actions au-delà de la normale, étaient efficaces, il ne se serait pas passé ce qui est en train de se passer au Burkina Faso.

Monsieur le ministre, on comprend en effet qu’il y a un dialogue sur ce fameux chronogramme. Vous aviez proposé initialement 5 ans, puis 4 ans. Le président algérien, monsieur Abdelmadjid Tebboune, lui, propose une transition qui dure 16 mois au maximum. Est-ce que, pour vous, c’est une option viable, c’est un compromis possible de façon très concrète ?

Pour nous, toutes les options restent sur la table.

Y compris celle-là ?

La durée est une donnée importante, mais il ne faut pas faire de fétichisme. Ce qui nous semble important, c’est de regarder, dans le chronogramme que nous avons soumis, ce qui est prévu comme activité, comme réforme que nous sommes disposés à regarder avec nos amis et partenaires pour pouvoir évaluer : est-ce que le temps que nous avons demandé et le temps dont nous avons besoin, est-ce qu’il y a d’autres alternatives pour nous pour aller à un compromis. Pour nous, le plus important, c’est de regarder. Il y a quelques réformes clé aujourd’hui comme la mise en place d’un organe unique indépendant, chargé de l’organisation d’élections transparentes et crédibles ou comme l’écriture d’une nouvelle Constitution, qui sont des données aujourd’hui indispensables parce que, si elles ne sont pas faites aujourd’hui, elles ne se feront jamais. Dans ce cadre-là, je pense que nous restons ouverts pour pouvoir convenir de la période la plus appropriée qui prenne en compte l’intérêt supérieur du Mali, mais aussi qui prenne en compte les exigences…

Mais 16 mois, c’est possible ?

Je dis que, pour toutes les options, nous sommes ouverts à examiner tout ça. Je ne peux pas à votre micro répondre à cette question. C’est l’objet de consultations qui sont en cours. Ne nous focalisons pas sur une durée de 16 mois, deux ans ou trois ans à ce stade, mais nous voulons qu’on regarde ensemble qu’est-ce qui est prévu, qui est important pour le Mali, qui est important pour le peuple malien qui est sorti, qui a montré qu’aujourd’hui, on ne peut pas juste faire des élections et tourner le dos. Si l’on est d’accord sur cela, nous sommes ouverts. Si le temps que le Mali propose est trop long, si les partenaires dans la discussion arrivent à nous convaincre d’une durée moindre, il faut qu’on regarde quelle part les partenaires doivent faire pour aider le Mali à pouvoir faire les choses dans une durée relativement plus courte que ce qui a été demandé. Donc, nous sommes ouverts, l’ensemble de ces données sont sur la table. Bon, nous n’allons pas par médias interposés répondre. Nous saluons l’effort de l’Algérie au niveau du Conseil de paix et de sécurité [de l’Union africaine, NDLR], c’est un pays voisin. Nous le remercions pour la solidarité exprimée au Mali en refusant de se joindre à des décisions injustes pour fermer les frontières. Mais nous continuons le dialogue et souhaitons que l’Algérie reste fortement impliquée dans le cadre de tout mécanisme qui sera mis en place pour pouvoir trouver un compromis.

Vous dites, monsieur le ministre, que le coup d’État au Burkina Faso prouve « l’inefficacité » des mesures Cédéao contre votre pays. Est-ce à dire que, quand vous avez appris ce coup d’État lundi dernier, vous avez applaudi. Vous vous êtes senti moins seul ?

Nous n’avons pas applaudi. Vous savez, toute rupture de l’ordre constitutionnel n’est pas normale et ce sont des situations qui d’abord créent de l’inquiétude et de l’incertitude, par rapport à l’avenir de ce pays, mais en même temps, il faut comprendre que les coups d’État eux-mêmes viennent souvent des problèmes de gouvernance qui n’ont pas été traités ou qui n’ont pas été bien traités. Dans le cas particulier du Burkina, comme dans celui du Mali qui est aussi emblématique de la situation de l’ensemble du Sahel, le traitement des questions sécuritaires et les réponses qui ont été apportées sont aujourd’hui des questions qui préoccupent nos populations. Nos populations sont exaspérées par cette insécurité qui ne fait que grandir et demandent des résultats aux pouvoirs politiques, demandent des résultats aux militaires. Je ne suis pas fondé de donner une appréciation sur ce qui se passe au Burkina. Je fais confiance au génie du peuple burkinabè pour pouvoir apporter des réponses. Nous sommes voisins. Nous demeurons solidaires du combat du peuple burkinabè. Mais, notre préoccupation, c’est de répondre aux besoins des Maliens. Nous restons ouverts pour cheminer avec l’ensemble des peuples de la région, de l’ensemble des peuples africains qui partagent notre vision.

Ce sont des propos emprunts de mépris. Ce sont des propos que je condamne qui sont inacceptables. Et je crois que les insultes ne sont pas une preuve de grandeur. Nous sommes disposés à discuter avec la France ou d’autres sur des questions de substances. Il ne s’agit pas de questions irresponsables. Ce que nous essayons de faire, c’est de défendre les intérêts de notre pays. Toute présence étrangère au niveau du Mali doit répondre aux règles maliennes, doit aussi aller dans le sens des intérêts supérieurs du Mali, surtout pour la présence des forces étrangères.

Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères malien

RFI

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Présentation de la Revue Le Chemin

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Par la Rédaction

Test Covid-19 à la CAN 2022 au Cameroun :Le Président de la Fecafoot, Samuel Eto’o fils recadre les journalistes malveillants

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Dans une déclaration solennelle et d’un ton empreint de gravité le président de la fédération camerounaise de football (Fecafoot) a tenu à remettre les choses au clair et recadrer certains journalistes et activistes du Web qui ont excellé ces derniers jours par des commentaires de désinformation sur les tests Covid-19 des équipes nationales de la CAN Cameroun 2022.

« Je voudrais rappeler à tous vos confrères qui se lancent dans des explications impossibles, que l’agence choisie pour faire les tests n’est pas sous le contrôle du Cameroun, c’est à 100% sous le contrôle de la CAF. Je pense que les règles du jeu étaient connues par tous avant le début de la compétition. Je souhaite vraiment, humblement, que mon pays soit respecté. La Tunisie a eu sept joueurs testés positifs face au Nigeria. Je ne pense pas que la Tunisie jouait face au Cameroun. Le Maroc, lors de sa première rencontre, a été pénalisé, mais ne jouait pas face au Cameroun. Ce n’est pas fair-play d’insinuer des choses, d’accuser le gouvernement camerounais, de m’accuser. J’ai essayé d’être un grand champion, mais je l’ai été parce que j’ai mérité toutes mes victoires. Je n’ai jamais accepté la tricherie et je ne l’accepterai jamais. J’espère que c’est clair pour tout le monde et que les faux débats qu’on veut mettre sur le dos de l’état et la fédération camerounaise cesseront », a-t-il déclaré.

Le sport, le cache nez des pedocriminels: l’urgence d’agir

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Nous devons tous dire non à la pédophilie et aux agressions sexuelles de tout genre.

Le scandale au Gabon, d’adolescents abusés dans une sélection de football trahit une réalité souvent masquée dans d’autres pays et organisations sociales.

Cela passe d’abord par une éducation des pupilles,des jeunes à l’âge de la puberté à sacraliser leur corps, mais également à dénoncer sans tabou ni crainte, les pervers,y compris si ces derniers et ces dernières se recrutent dans leur cercle familial,scolaire ou social le plus proche.

Une telle approche pédagogique consisterait d’une part à criminaliser au niveau des législations, les comportements tels que les attouchements sur mineurs,des harcèlements sexuels et, d’autres parts,à enseigner à toute la société, que le consentement sexuel est toujours exigible même dans les couples légalement mariés,et qu’il ne serait valable qu’entre personnes adultes.

Une telle pédagogie enseignerait aux enfants que le sexe est du domaine réservé aux adultes responsables.

Que le respect dû à une personne en position d’autorité ne confère pas à cette dernière des droits sur son corps. Qu’on ne cède pas son corps en échange de cadeaux. Qu’on ne troque pas son sexe pour obtenir des bonbons,de la nourriture ou l’amitié des gens qui nous impressionnent. Qu’on ne joue pas avec les parties intimes.

Qu’ils doivent toujours se confesser aux parents et dénoncer les adultes qui leur font des menaces,qui les appellent mon mari, ma femme… Qui leur proposent des choses en cachette.

À ne pas échanger leurs vêtements devant les adultes quand ils/elles reviennent de la salle de bain ou de l’école.

À ne pas prendre le bain avec d’autres personnes.

À ne pas faire chambre commune avec des personnes à la moralité douteuse.

À ne pas emprunter des détours,sentiers non éclairés et zones forestières, immeubles abandonnés quant ils/elles reviennent de l’école…

À cheminer avec ses camarades et des personnes identifiables au retour de la maison,de l’église ou de la salle de fête,de sport…

Cette approche devrait enseigner :

-Aux jeunes filles matures à s’habiller décemment.
À ne pas donner des réponses équivoques aux courtisans. À ne pas faire semblant de consentir aux avances. À ne pas se laisser aller dans des jeux et frottements suspects durant des danses… quant-elles ne sont pas prédisposées à avoir une relation sexuelle ou intime.
À ne pas se faire raccompagner par des inconnus et beaucoup plus quand elles ont pris un verre de trop.

Que le sexe n’est pas une monnaie d’échange pour l’acquisition des notes scolaires,des postes professionnels et des faveurs.

À garder un périmètre de sécurité avec des dragueurs violents et des hommes au langage vulgaire. À ne pas regarder des films et clips érotiques ou pornographiques avec n’importe qui.

-Aux hommes,

À ne pas toujours considérer le sourire,la gentillesse et le quitus sentimental des femmes comme une preuve d’adhésion sexuelle.

À ne pas supposer que le don d’un cadeau ou présent à une femme, sa déférence à une invitation,ou son habillement sexy lors d’un rendez-vous sont synonymes de prédisposition psychologique au rapport sexuel.

À enseigner aux hommes;

À requérir l’adhésion des femmes avant de leur faire un bisou,un baiser ou une caresse à la main.

-Aux personnes en position d’autorité comme les DG et chefs d’entreprises, que la secrétaire de bureau n’est pas notre conjointe.

  • Aux stars,musiciens et sportifs que les fans ne sont pas des objets sexuels…

-Aux militaires en zones de conflits que les femmes et les mineurs ne sont pas des esclaves sexuels.

À enseigner aux hommes et aux femmes la discipline neuro-émotionnelle, l’encadrement social,juridique et chrétien du sexe.
À leur apprendre que le sexe est sacré.

Que l’agression sexuelle produit chez la victime des traumatismes à vie. Qu’elle est source de grossesse indésirées,de conflits avec la loi et d’étiolement du lien affectif.

Que le corps humain est un temple du Saint Esprit (1 Corinthiens 3:16).

Roland Ekodo Mveng, Politiste

La chronique de Roland Ekodo: Les coachs qui maitrisent…

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Je suis intellectuellement sceptique avec les affaires de coach en développement personnel,Coach en mariage et Coach en entrepreneuriat des réseaux sociaux.

En écoutant des gens comme Yvan Castanou à l’époque, et d’autres Master class sur la pensée positive, j’ai souvent décelé dans l’arrière plan de ces discours subliminaux, de l’ésotérisme masqué et une réadaptation intelligente,des saintes écritures aux lois de la physique quantique et à la psychologie.

Ces religions civiques qui ne veulent plus assumer l’existence d’un Dieu régulateur de l’ordre cosmique préfèrent flatter l’égo de l’Homme en lui racontant qu’il peut se connaître totalement et avoir la maîtrise de ses émotions ou canaliser sa pensée en observant des exercices corporels qu’on ne veut pas nommer spirituels ou en prononçant des formules abracadabrantesques chaque matin au réveil. Mais passons c’est de leur droit.

Intéressons-nous aux coaches en investissements et aux conseillers matrimoniaux qui écument les réseaux sociaux. À supposer qu’ils aient réussi eux-mêmes dans des projets de mariage ou des placements fructueux en bourse,qu’ils aient le don de transmission des connaissances et des expériences transversales ou pratiques éprouvées avant de vouloir fournir des recettes de vie aux gens.

Quel point inconfortant dans ces conseils frise l’arnaque et la prétention?

D’abord,à votre connaissance des conseils prodigués aux jeunes à l’âge de la puberté, ou aux personnes du troisième âge qui jouent leurs prolongations sentimentales( dernier amour) ,est-ce qu’il vous revient qu’on peut faire entendre raison au cœur qui a ses raisons que la raison même ignore?

Je veux dire, est-ce qu’on peut convaincre un amoureux ou une amoureuse obnubilé(e) et hyper dépendant(e) par le sexe ou envoûté(e) par la fièvre affective que son partenaire n’est pas sérieux/se? Rien n’est impossible,mais Il s’en faut d’un exorcisme en tout cas pour délivrer ce type de clients des hormones de dépendance d’un(e) conjoint qui multplie souvent des opérations de charme et de séduction pour maintenir en captivité son amant ou sa bien aimée,ou sa source de profit.

De deux,est-ce que le coach des couples après les conseils de rupture ou de surenchère, peut prévoir les réactions de l’autre conjoint ou, aider les personnes qui souffraient dans ces relations à apurer leur passé sentimental, à gérer la solitude,à façonner selon son idéal et ses attentes matérielles,comportementales et corporelles le futur candidat qui frappera à la porte de cette femme ou de cet homme ruiné par la solitude, raillé par la société ou submergé par les factures ? Laissons le cas extrême d’un conseil de divorce de partenaires ayant des enfants et soucieux de leur avenir. Il ne s’agit pas de dire que le mariage ou la relation est une fin en soi. Nous analysons les cas complexes.

Pour les conseillers en investissement. D’abord j’ai rarement vu des richissimes et opérateurs économiques prodiguer des conseils « justes » et exacts de leur parcours à tout vent, à des personnes susceptibles de les battre ultérieurement sur le marché. Ils le font dans leurs écoles supérieures de gestion et HEC. On a souvent également le livre de vie,les mémoires et interviews biographiques sommaires qui ne peuvent restituer fidèlement leur parcours, leurs cahiers comptables, leur portefeuille de fournisseurs, leurs difficultés et facilités. Et à la vérité nombreux n’ont pas connu le marketing et le icommerce. Donc ils/elles seraient en déphasage de certains outils de production et de distribution. L’autre avatar avec des conseils sur les investissements économiques ou sentimentaux,c’est qu’ils ignorent la loi des contextes et parfois tout sur la spécificité des acteurs en interaction avec leurs clients de Facebook.

Nous écrivons au-delà de notre capacité à déceler une imposture montante parfois d’entraîneurs célibataires,incapables de conduire à terme un projet traçable,parce que certaines filles nous ont confié qu’en voulant appliquer bêtement ( comme en mathématique) les ordonnances de certains conseillers de Facebook dans leur ménage,ça a produit des effets non escomptés et, parfois ça a radicalisé le/la conjoint(e) ou empiré la situation.

Roland Ékodo, Politiste

ONAPEEC: « (…) la première action est la formation du parent sur le rôle qu’il doit jouer dans la communauté éducative »

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L’actualité récente dans l’éducation catholique au Cameroun est inscrite dans les assises de la 30e assemblée générale et l’ONAPEEC et la rencontre du comité permanent des secrétaires à l’Éducation catholique. Au lendemain de ces rendez-vous important, la rédaction de votre journal est allée à la rencontre d’un acteur majeur de la sphère éducation catholique au Cameroun.

La Rédaction : Bonjour Monsieur Wilfried Ntolo , comment vous allez ?

W. Ntolo : Bonjour Lionel Kana, je vais plutôt bien, merci. Et vous ?

La Rédaction : Bien merci. Alors qui est Wilfried Ntolo ?

W.Ntolo : Tout d’abord merci à votre rédaction de me donner l’occasion de m’exprimer. Je suis Wilfried Donatien NTOLO, Président Diocésain des APECY Secondaire de l’Archidiocèse de Yaoundé. Je suis par ailleurs Secrétaire d’Administration, Promoteur et porteur de projets de développement communautaire.

La Rédaction : C’est à la faveur de l’assemblée générale l’ONAPEEC que vous vous êtes retrouvé devant les projecteurs de l’éducation catholique. Nous y arrivons. Pouvez-vous nous présenter brièvement l’ONAPEEC ?

W. Ntolo : l’Organisation Nationale des Associations des Parents Elèves de l’Enseignement Catholique  (ONAPEEC),est une organisation reconnue et légalisée par le Préfet du Mfoundi suivant le récépissé N°00188/RDA/J06/BAPP du 24 mai 1993. Le but visé est la formation intégrale de l’apprenant, la vulgarisation de l’Evangile, la visibilité des écoles et collèges, la promotion de leur action au sein de l’Eglise et dans le monde.

La rédaction : l’ONAPEEC est donc pour l’enseignement catholique ce que les APEE (Associations des Parents d’Élèves et Enseignants) sont pour l’enseignement laïc ?

W. Ntolo : C’est de çela qu’il s’agit. Néanmoins permettez-moi de préciser que l’objectif ici est de promouvoir la formation intégrale de tout l’être humain et sa visibilité ; favoriser la connaissance réciproque entre associations des parents d’élèves catholiques depuis les secteurs géographiques (écoles à la base) jusqu’au plan national en passant par les Diocèses et les Provinces Ecclésiastiques.

La rédaction : M. Ntolo quels sont les effectifs de l’ONAPPEC ?

W. Ntolo : Difficile pour nous de vous donner exactement les effectifs de l’ONAPEEC à la base. Mais nous savons que nos établissements confondus ont près de 355 000 élèves ;  pour les membres de l’Assemblée Générale, nous sommes au nombre de 80.  

La rédaction : Vous venez d’être brillement élu à la tête de l’ONAPEEC. Quelles sont les grandes lignes de votre programme qui ont certainement séduit les électeurs que sont les délégués de parents d’élèves ?

W. Ntolo : Je remercie tout d’abord les électeurs pour la confiance placée en ma modeste personne. Je ferai le maximum pour en être digne. Pour les grandes lignes de mon programme ; il y a d’abord la visibilité de l’ONAPEEC de la base (école) jusqu’au niveau national en passant par les Diocèses, sans oublier l’international. Ensuite, il sera question pour nous et les parents de mieux accompagner l’école catholique non seulement en jouant pleinement le rôle qui nous incombe mais aussi, financièrement. Pour cela, il faudra former le parent à ce concept et exercice. Enfin, il faudra se laisser former à mieux gérer les ressources financières et humaines disponibles. 

La rédaction : Nous sortons de deux rendez-vous important, notamment les assises de la 30e assemblée générale et l’ONAPEEC et la rencontre du comité permanent des secrétaires à l’Éducation catholique. Monsieur le Président,  l’école catholique se porte-elle-bien ?

W. Ntolo : Seul celui qui est de mauvaise foi qui dira que l’école catholique se porte mal. Nous savons tous au Cameroun que l’Enseignement Catholique est le meilleur donc forcément se porte bien ; Nous avons pour preuve, les différents classements aux examens officiels de l’année scolaire écoulée, les établissements catholiques occupent les premières places et s’offrent même le luxe de confisquer le top 10 desdits classements. 

La rédaction : le thème de l’année scolaire 2021/2022 dans l’enseignement catholique est : « l’école catholique au service de l’intégrité, de la citoyenneté responsable et de la santé des jeunes dans le contexte des changements globaux des dynamiques d’apprentissage ». Comment l’ONAPEEC entend-t-elle rendre vivant les idéaux contenus dans ledit thème ? Quelles sont les actions et activités que vous comptez mener ?

W. Ntolo : Tout d’abord nous sommes conscients que les enfants sont à l’image de leurs parents. Alors, il faudra d’abord former les parents aux valeurs contenues dans ce thème et par la suite, il faudra mettre à la disposition de l’école catholique les moyens nécessaires pour l’atteinte des objectifs visés par la thématique.  

La rédaction : on a toujours décrié le non implication des parents d’élève dans les projets scolaires et éducatifs de leurs enfants, comment entendez-vous traiter cette question à l’ONAPEEC ?

W. Ntolo : La nature a horreur du vide… l’absence des parents dans les activités de l’école amène le Chef d’Établissement à jouer à défaut les deux rôles.  Pour résoudre ce problème, la première action est la formation du parent sur le rôle qu’il doit jouer dans la communauté éducative ; La deuxième action, c’est le plaidoyer auprès de toutes les instances éducatives et auprès de l’Épiscopat en charge de la question éducative à la CENC, afin que l’on réanime l’application des textes sur la gestion des établissements.   

La rédaction : pour certains parents, l’enseignement catholique coûte encore chère, et demeure difficilement accessible à des familles issues de la classe moyenne ? Militer pour la réduction des couts de formation dans les collèges catholiques figure dans votre plan de bataille ?

W. Ntolo : Il n’y a pas de bataille ici, tout est dialogue. Nos enfants sont nos meilleurs investissements, et l’on ne veut que du meilleur pour son enfant. Aussi, je ne pense pas que l’école catholique soit chère, quand vous regarder tout ce qui est mis en œuvre pour un bon encadrement des élèves, vous serez même surpris des montants des scolarités. Je suis Président APECY au Collège Bilingue Jeanne ALEGUE MESSI, quand je vois toute l’énergie qui mise à disposition pour encadrer nos enfants, le montant de la scolarité amène à comprendre l’aspect social de l’Enseignement Catholique.  Pour les conditions d’accès, ce n’est que par voie de concours car, cet exercice permet d’évaluer l’apprenant qui sollicite nos établissements.     

La rédaction : un dernier mot à l’endroit des parents d’élèves qui vous liront…..

W. Ntolo : À l’endroit des parents d’élèves, je voudrais tout simplement leur demander de garder le regard fixé sur le Christ à travers la déclaration conciliaire Gravissimum Educationis, au numéro 3, qui reconnaît que les parents, co-auteurs de la vie, sont les premiers et principaux éducateurs de la foi de leurs enfants. Merci de vous intéresser à notre organisation. 

La rédaction : C’est nous qui vous remercions pour votre disponibilité. Bon vent à votre mandature.

W. Ntolo : Merci !

Un entretien réalisé par Lionel Kana

Cameroun : Monseigneur Lontsié-Keuné nommé à Bafoussam

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le Saint-Père a nommé évêque du diocèse de Bafoussam au Cameroun, Monseigneur Paul Lontsié-Keuné qui était jusqu’à cette nomination évêque de Yokadouma.

2021.11.27 Mons. Lontsié-Keuné vescovo di Bafoussam in Camerun

Le nouvel évêque de Bafoussam succède à Mgr Dieudonné Watio dont la démission a été acceptée par le Pape en mars 2021.  

Brève biographie

Paul Lontsié-Keuné est né le 25 août 1963 à Balatchi dans le diocèse de Bafoussam, région de l’Ouest du Cameroun. Après son ordination en 1991, il a poursuivi ses études à l’Institut Catholique de Paris jusqu’en 1994, où il a obtenu une licence. Outre diverses tâches pastorales en paroisse, il a été cérémoniaire et responsable de l’enseignement catholique dans son diocèse. Il a également enseigné au séminaire interdiocésain de Maroua-Mokolo, dont il est devenu le recteur en 2008. Le pape François l’avait nommé évêque de Yokadouma le 25 avril 2017. Le nonce apostolique au Cameroun, Mgr Piero Pioppo, lui avait conféré l’ordination épiscopale le 5 juillet de la même année. Les co-consécrateurs étaient l’évêque de Bafoussam, Dieudonné Watio, et son prédécesseur, Eugeniusz Juretzko OMI.

Sources : Vatican News

Enseignement Catholique : Le Nouvel Exécutif de l’ONAPEEC est connu.

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Il a été élu à la faveur de la clôture des activités de la 30ème Assemblée Générale de l’Organisation Nationale des Associations des Parents d’Elèves de l’Enseignement Catholique (ONAPEEC). Ladite assemblée Générale s’est déroulée du 24 au 25 Novembre 2021 au siège de la Conférence Episcopale Nationale du Cameroun (CENC) sis à Mvolyé. L’élection s’est déroulé dans une ambiance cordiale et de respect des textes et des consignes, notamment celui de la justification d’une assise diocésaine solide pour tout candidat et du binôme bilinguisme au sein des postes avec suppléants.   L’équipe sortie des urnes se présente ainsi :

Président : M. NTOLO Wilfried (Archidiocèse de Yaoundé)

Vice-Président M. KILO Frantz (Diocèse de Kumba)

Secrétaire Général : M. NKUMAWA André (Diocèse de Batouri)

Vice-Secrétaire : M. ATABONG Henry (Diocèse de Mamfe)

Secrétaire Financière : Mme DJEBBA TEBAYA Vanessa Epse Yaya (Diocèse de Yagoua)

Commissaire aux Comptes N°1 : M. TIEFI Victor (Diocèse de Bafang)

Commissaire aux Comptes N°2 : S.M. Mbarga Laurent (Archidiocèse de Yaoundé).

Nous souhaitons bon vent à cette nouvelle équipe dans ses fonctions pour les trois prochaines années. Lionel KANA

Enseignement Catholique : les parents d’élèves en conclave !

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Du 24 au 24 Novembre 2021, se tient à Mvolyé, au siège de la Conférence Episcopale Nationale du Cameroun (CENC), la 30ème Assemblée Générale de l’Organisation Nationale des Associations des Parents d’Elèves de l’Enseignement Catholique (ONAPEEC). La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par Mgr Jervis Kebei Kewi le Secrétaire General de la CENC. Dans son discours d’ouverture, Mgr Kewi a invité les délégués diocésains parents d’élèves à plus de collaboration avec l’Eglise, au moment où l’Ecole au Cameroun est secouée par les violences et les déviances de diverses natures. Deux autres allocutions ont meublés et précédé cette du SG-CENC. Le Père Zephyrinus Yem Mbuh, Secrétaire National de l’Education Catholique au sein de la CENC a invité les participants à une prise de conscience dans leurs rôles à jouer au sein du nouvel exécutif à membre en place : « Tout leader du Bureau Exécutif qui ne se montre pas rigoureux dans la gestion des fonds n’aura rien compris quand aux objectifs à atteindre ». M. Kilo Frantz, Président sortant de l’ONAPEEC quant à lui a remercié ses pairs pour l’accompagnement démontré lors de sa mandature qui s’achève. Il les a invités à un choix raisonné, inspirés de l’Esprit Saint pour constituer la nouvelle équipe.

Mgr KEWISG-CENC (Crédit photos: Lionel KANA)
Père Yem Mbuh Secrétaire National de l’Éducation Catholique
M. Kilo Frantz, Président Sortant de l’ONAPEEC

La photo de famille qui s’en est suivi a clôturé la cérémonie d’ouverture. Les délégués se sont donc retrouver pour poursuivre leurs travaux. Ces travaux reposent entre autres sur la présentation des rapports d’activités par province ecclésiastique, les travaux en ateliers et les enseignements sur le thème de l’année scolaire 2021/2022 : «L’école catholique au service de l’intégrité, de la citoyenneté responsable et de la santé des jeunes dans le contexte des changements globaux des dynamiques d’apprentissage ».  C’est l’élection du nouvel exécutif de l’organisation qui viendra mettre fin à ce conclave.

Lionel KANA 

L’éditorial de Roland Ekodo

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Son Excellence, Jean-Yves Ledrian, Ministre des affaires étrangères de la France s’inquiète du niveau de prédation des ressources minières de l’Afrique par la Russie et la Chine et en appelle à un nouveau Deal des partenaires avec le continent. ( très bien).

Quelques questions philosophiques du reste:

1) Est-ce que le grand omnivore gaulois du diamant ( en RCA),des forêts( au Cameroun,) de l’or( Burkina et RDC),de l’uranium( du Niger) du Cacao ( de Côte d’ivoire),du pétrole (au Gabon, Tchad et au Congo Brazzaville)… lui-même est devenu végétarien,garde-écologique, ou entré en Carême de ressources entre temps. Ou alors, serait-il simplement préoccupé par l’arrivée d’autres grands félins mandarin et soviétique?

2) En jouant donc le dartagnan et le nouveau zorro qui vole au secours d’une Afrique historiquement spoliée, dépécée et pressée de son patrimoine naturel,est-ce qu’il s’est déjà un jour confessé ou, même intéressé avec angoisse,sur la boulimie insatiable et inextinguible en matières premières et de la ploutocratie des firmes multinationales,des réseaux directeurs et suppôts de la « françàfric » depuis un siècle pour nous en convaincre de sa bonne foi? Puisque trois proverbes concourants disent « qu’il faut commencer à balayer devant sa porte » ou alors « il faut d’abord enlever la paille qui est dans son œil avant de ».. ou finalement « Quand on se courbe pour guetter ceux qui sont courbés, ceux qui sont derrière vous, vous regardent également.

3) Au regard des facteurs de puissance de la Russie et de la Chine,du basculement critique des sociétés civiles et gouvernements africains vers les BRICS( Brésil,Russie,Inde,Chine) et surtout de sa politique étrangère, est-ce que la France a encore les leviers diplomatique et géopolitique pour distribuer les cartes minières à ses concurrents internationaux ou pour opérer le partage des richesses en Afrique?

4) Dans ces jérémiades et lamentations politiques, est-ce que les Livres blancs en France, leur veille stratégique et leurs analyses prospectives sur le continent africain,n’ont pas vu venir la déferlante critique du précarré par les sociétés civiles et intellectuels africains, ou encore prévu l’entrée en jeu d’autres acteurs dans le contexte de la mondialisation, ou anticipé sur la percée de l’hégémon russe et de l’empire du Milieu en changeant leur démarche sur le terrain?

Par exemple l’Afrique lui a dit de manière radicale et avec fermeté, par la voix de sa jeunesse sankariste,lumumbiste,kadhafiste et Gbagboyiste,qu’elle ne veut plus du Franc CFA et de l’imposition et support des tyrans à la tête des États. Est-ce qu’elle a alors compris ? N’est-ce pas elle croit qu’elle peut toujours se jouer de la vigilance des panafricanistes et de leur intelligence économique pour un temps ou pendant tout le temps? Le temps nous dira.

Quand on fait une analyse sémiologique du sentiment anti-français y compris sur les Murs de RFI à Facebook et dans les médias africains,on irait même à penser que certains africains pour leur consolation et leur guérison contre les traumatismes de la colonisation française préféreraient et iraient même jusqu’à céder leur continent au diable simplement pour se venger de la France.

Pour preuve: -ils sont paradoxalement moins exigeants et visiblement moins soucieux de la présence russe et chinoise qu’ils découvrent à peine-Qui n’ont pas bonne presse- Qui n’épousent même pas leurs filles comme les français-Qui discriminent les noirs chez eux( en Chine et en russie).Dont ils ne maîtrisent même pas bien la langue et les agendas politiques cachés.

Deuxième observation empirique: Les souhaits par les africains de défaites des clubs français et des bleus en compétition internationale où évoluent majoritairement leurs frères( noirs et arabes) pourtant,ou encore la stigmatisation lapidaire de tous les intellectuels africains et hommes politiques africains associés de près ou de loin aux dîners organisés par la France officielle.
Or les mêmes africains ne vouent pas la même haine aux allemands et aux anglais et aux américains,turques…( Qui sont présents sur le continent).Autrement j’aurais pensé au racisme systémique anti-blanc du continent.

Donc il faut écouter la jeunesse africaine d’en bas. Les discours et les promesses mirobolantes du changement de partenariat ne suffisent plus. Si le sommet de Montpellier n’a rien pu alterer,il faut croire que même le mercurochrome de Bruxelles en février 2022 où est prévu ce deal ne changera rien.

Encore qu’il ressemble étrangement à un nouveau congrès de Berlin ou finalement aux réunions du G5 sahel où on gronde les présidents africains comme des bambins pour avoir coupé une part de gâteau à la Russie et à la Chine.

Roland Ékodo, politiste

GOVCOIN: Le Nigéria donne le ton en Afrique, bientôt la fin des monnaies décentralisées…

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Peut être une image de 2 personnes et texte qui dit ’+ eNaira Naira. More Possibilities Same’

Au mois d’avril 2021, j’avais publié dans l’une de mes chroniques que les banques centrales pensent des cryptomonaies décentralisées, notamment le bitcoin et autres.

Je vous reprends ici juste un extrait des propos de Christine Lagarde, Présidente de la Banque Centrale Européenne (BCE) dans un article publié dans le magazine de L’ENA hors les murs le 30 novembre 2020: « Le principal risque avec ces monnaies crypto serait de se reposer entièrement sur la technologie et sur le concept imparfait de l’absence d’émetteur identifiable ou de créance. De plus, l’utilisateur ne peut pas compter sur la stabilité de la valeur de crypto-actifs hautement volatiles, illiquides et spéculatifs, qui, de ce fait, ne remplissent pas l’ensemble des fonctions d’une monnaie (unité de compte, moyen d’échange, réserve de valeur) ». J’annonçais alors que selon un rapport de la banque des règlements internationaux (ou banque des banques centrales) datant de 2019, près de 80% des banques centrales avaient entamé des études de possibilité d’émission de leurs propres monnaie sous forme numérique, ce que certains économistes ont qualifié de GOVCOIN.

Au mois de juin 2021, la Chine, l’une des principales place financières du monde, a lancé son projet de e-Yuan dont l’intention claire est d’éradiquer sur le sol chinois les cryptomonnaies apatrides, libertariennes, décentralisées et rétives à l’autorité. C’est donc sans surprise que BITCOIN A ÉTÉ DÉCLARÉ ILLÉGAL EN CHINE au mois de septembre 2021. Au début du mois de février 2021, la banque centrale du Nigéria avait prise une mesure similaire en sommant les banques commerciales de fermer tous les comptes en bitcoin dans leurs livres. Et quelques mois plus tard on annonce l’E-NAIRA. Rappelons en passant que selon la plateforme www.finder.com, le Nigéria est le pays où l’on détient le plus de cryptomonnaies au monde avec 24,42% des parts, devant la Malaisie (18%) et l’Australie (17,7%). La banque centrale du Nigeria a simplement comprise qu’elle pouvait utiliser son pouvoir d’autorité monétaire pour tirer profit d’une innovation (Blockchain), socle de la cryptommaie. Presque toutes les banques centrales se préparent donc à lancer leurs propres monnaies numériques. Cette information devrait donner un signal d’alerte à celles et ceux qui s’entêtent à spéculer sur les monnaies décentralisées. Dans l’avenir celles-ci seront simplement phagocytées par les GOVCOIN plus stables et mieux réglementées.

Just wait and see…

Dany Menguele, Analyse financier

Anniversaire : Le Christ Rédempteur de Rio a 90ans

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Nombreux parmi vous connaissent l’immense statut du Chrits Jésus, ouvrant les bras comme pour planer ou accueillir le monde en lui. Cette statue qui surplombe la ville de Rio de Janeiro a fêté ce mois d’octobre 2021, ses 90ans.

Nous sommes le 12 Octobre 1932, la ville brésilienne de Rio de Janeiro bouillonne de monde. L’épiscopat brésilien et plus de cinq cents prêtres viennent de demander la béatification du petit Français Guy de Fontgalland, mort en 1925 à l’âge de onze ans. C’est à la faveur d’une messe pontificale  marquant l’inauguration de la statue Christ Rédempteur. La célébration eucharistique du jour est faite sous la houlette du cardinal Dom Sebastiao Leme (décédé 10ans plus tard). Mgr Dom Sebastiao, fière de magnifier une œuvre pareille en terre natale dira ce jour : « Que cette image sacrée soit le symbole de votre lieu de vie, de votre protection, de votre prédilection, de votre bénédiction qui rayonne sur le Brésil et les Brésiliens ». Si la première pierre du chantier a été posée le 4 avril 1922, les travaux prendront du retard du fait d’un certains nombres de réglages techniques. Néanmoins ils démarrent effectivement en 1926 et s’achèvent en 1932. Notons qu’aucun travailleur n’a perdu la vie malgré les conditions difficiles à de telles altitudes et pendant 06 années.

travaux de construction du monument. source: lesmonumentsdumonde.com

C’est en 1922, année du centenaire de l’indépendance du pays, que l’idée de construction du monument fut émise officiellement au sein de l’église catholique locale (Archidiocèse de Rio) à l’issu d’un concours lancé et remporté par l’architecte brésilien Heitor da Silva Costa. Certains chercheurs par contre estiment que le projet est plus ancien : en 1859 le prêtre lazariste Pedro Maria Boss est le premier à suggérer l’érection d’une statue du Christ sur ce site exceptionnel. Faute d’obtenir les subventions nécessaires, le projet fut abandonné. Heitor da Silva Costa est celui qui a formalisé l’idée de construction de la  statue avec les deux bras ouverts, l’un pointant vers le nord de Rio, le second vers le sud. Avec l’aide du sculpteur français Paul Landowski, ils vont fabriquer une maquette de 4 mètres de haut. Ils réalisent également des travaux préparatoires pour la tête et les mains de la statue. Un autre français,  Albert Caquot, réalise la structure interne en béton armé. Le sculpteur roumain Gheorghe Leonida est celui qui réalisera la tête.

sources: les monumentsdumonde.com

Toute la forte équipe du projet travaille sous la coordination de Costa. En France, Landowski modèle la statue en plusieurs morceaux d’argile grandeur nature. Ces morceaux  sont ensuite transportés par voie marine jusqu’au Brésil, où ils ont été reproduits en béton. Dans le Rédempteur, l’architecture et la sculpture s’unissent en parfaite harmonie grâce à l’utilisation pionnière du ciment. Costa dira le jour de l’inauguration : «Nous avons l’habitude d’utiliser le ciment pour les travaux d’ingénierie, les piliers et les colonnes, mais j’ai pu démontrer qu’il peut également être utilisé dans l’art, même si cela reste inhabituel. Je suis convaincu que c’est le matériau de l’avenir.» Lors d’un voyage à Paris, où l’ingénieur a vu une fontaine, il a eu l’idée de recouvrir toute la surface de la statue d’une mosaïque. Il a choisi la pierre ollaire, qui est courante au Brésil et très résistante.

Le monument subit des travaux en 1980 à l’occasion de la visite du pape Jean-Paul II, puis de nouveau en 1990. D’autres travaux d’aménagement importants sont réalisés en 2003, avec la mise en service d’un escalier mécanique et d’un ascenseur panoramique, facilitant l’accès au monument. Le 16 avril 2010, des vandales non identifiés ont souillé la statue de tags et de graffitis. Cet acte qualifié de « crime contre la nation » par Eduardo Paes, le maire de la ville, a suscité un vif émoi parmi les Brésiliens.  De nouveaux travaux de restauration sont donc entrepris. On en profite pour l’installation d’un échafaudage autour de la statue. La régularité des travaux s’explique aussi par le désir de conserver aussi longtemps que possible ce symbole, mais aussi par le fait que le monument est régulièrement endommagé par la foudre qui la touche en moyenne six fois par an. Le 16 janvier 2014, la moitié du pouce de sa main droite est cassée par la foudre lors d’un orage au cours duquel, selon le service météorologique  de la ville,  plus de 40 000 éclairs sont tombés sur Rio. Un câble paratonnerre et d’autres équipements sont pourtant disposés pour éviter ce dommage mais le câble ne s’étend que sur la tête et les bras, s’arrêtant au poignet.

médias locaux jour d’inauguration. source: les monuments du monde

L’œuvre a bénéficié d’un financement sous fond propre : La «semaine des monuments» a été organisée pour réunir les fonds nécessaires, qui provenaient principalement des catholiques brésiliens. Le site à lui seul est unique. C’est le mont Corvado encore appelé le mont bossu, qui accueille l’ouvrage. Du haut de ses 704mètres, situé dans le parc national de Tijuca, le mont appartient  à un ensemble de relief issu d’une érosion différentielle qui à mit à jour un socle granitique aux allures morpho structural des inselbergs des régions arides. La statue, y compris le piédestal, mesure 38 m; dont 30 pour le Christ et 8 pour le piédestal, qui occupe une aire de 100 mla tête a une hauteur de 3,75 m et les mains une longueur de 3,20 m. Il pèse 1 100 tonnes : la masse approximative de la tête est de 30 tonnes et celle de chaque main de 8 tonnes. La tête mesure 3,75 m, chaque main 3,20 m, la largeur de la tunique est de 8,50 m. L’envergure entre les deux mains est de 28 mètres. . Avant l’irruption du Covid-19, le site accueillait près de deux millions de visiteurs par an. Il a été fermé entre mars et août 2020. Il faut désormais présenter un certificat de vaccination pour y avoir accès.

 Les catholiques du brésil (qui représentent aujourd’hui 61% de la population) ont célébré l’anniversaire du monument, malgré le contexte sanitaire difficile.  La cérémonie religieuse, initialement prévue au pied de l’immense statue, s’est finalement déroulée à la cathédrale métropolitaine, dans le centre de Rio, en raison du mauvais temps. Pour Mgr Orani Tempesta, Archevêque de Rio  « nous les cariocas (nom des habitants de Rio) avons l’habitude de regarder vers le Christ qui est souvent dissimulé dans les nuages, mais nous savons qu’il est là (…) nous traversons encore la pandémie, mais avec un regard optimiste grâce à la vaccination. Les sombres nuages de l’année dernière se dissipent ». Plus de 58% des près de sept millions d’habitants de Rio de Janeiro sont vaccinés contre le Covid-19 qui a emporté 600.000 personnes au Brésil depuis le début de la pandémie.  Passé sous la responsabilité de l’Institut du Patrimoine Historique et Artistique National en 1937, la gestion du monument est assurée aujourd’hui par l’Institut Brésilien de l’Environnement et Ressources Naturelles Renouvelables.

Les droits du Christ Rédempteur (moraux et patrimoniaux) font depuis les années 1950 l’objet d’un litige entre la Mitre Archiépiscopale de Rio de Janeiro (Mitra Arquiepiscopal do Rio de Janeiro) et Paul Landowski, puis ses héritiers. Le 7 juillet 2007, ce monument a été choisi comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde par plus de cents millions d’internautes, suite d’un vote organisé par la New Seven Wonders Foundation, liée à la New Open World Corporation, et dont les résultats ont été dévoilés à Lisbonne.

 Lionel KANA

Grève à Hysacam : C’est qui l’ordure ?

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Les capitales politique et économique du Cameroun croupissent depuis quelques jours sous le poids des immondices, ordures et autres déchets domestiques et ménagers. Les grands carrefours urbains et périurbains montrent un spectacle désolant. La puanteur qui y envahit l’atmosphère laisse perplexe sur le sérieux, d’une réelle politique de préparation et d’accueil d’une compétition continentale dans quelques semaines. Les raisons immédiates de ce lugubre et crasseux décor sont dans la grève lancée par les employés de la société parapublique Hysacam, société détenant le monopole dans son domaine.

quelles images prises dans les cités capitales

Les employés d’Hysacam posent sur la table un chapelet de revendications : paiement de trois mois d’arriérés de salaire, paiement des primes diverses, arrêt des licenciements abusifs, application de la convention collective, délivrance de la carte professionnelle, fourniture d’équipement de travail etc… une kyrielle de revendications diffusées par leurs soins dans un pamphlet au titre ironique : C’est qui l’ordure ? Comme pour dire qu’une entreprise qui n’assure pas le minimum de condition à ses employés est-elle ordurière?

pamphlet de revendication des employés d’Hysacam

Quoi qu’il en soit, dans nos enquêtes, nous avons appris que la colère des syndicalistes est montée d’un cran après que la direction de l’entreprise ait réceptionné à grand pompe une centaine de camions neufs il y a quelques semaines. C’était au cours d’une cérémonie faste, sous une pluie de projecteurs médiatiques. Un évènement qui a laissé les employés songeurs voire dubitatifs. En effet, c’est le motif de « tension de trésorerie » qui leur a été servi pour expliquer le retard dans le paiement de leurs émoluments mensuels. Pourtant, la facture de l’achat desdits camions s’élève à 10 millirads de FCFA.  Selon des sources en interne, Les camions ont été achetés il y a fort longtemps et c’est la pandémie à COVID-19 qui a retardé la livraison. Pour Michel Ngapanoun, PDG d’Hysacam, ces camions « permettrons d’assurer la propreté des villes au moment où le Cameroun s’apprête à accueillir un évènement sportif majeur ».  

Les services internes de l’entreprise soutiennent mordicus que les tensions de trésorerie sont réelles et les lignes budgétaires rigides. Une version qui tend semble se confirmer, puisque certains journaux locaux annonçaient le matin du 29 octobre2021, que le Ministère camerounais des Finances, avait débloqué une somme de 07 milliards de franc CFA, en vue d’alléger la dette de l’Etat auprès de cette entreprise, dette estimée à 10milliard de franc CFA. Une bouffée d’oxygène pour le top management de l’entreprise et les employés; bouffée qui viendra certainement aussi dissiper la puanteur qui a pris possession de Yaoundé et Douala.

Tout compte fait, les défis Marketing et de séduction médiatique qui s’imposent au pays de Paul Biya, Samuel Eto’o et Roger Milla, à la veille d’une compétition de grande envergure comme la Coupe d’Afrique des Nations, doivent imposer une certaine rigueur dans la gestion de l’image de notre cité capitale. Pour Pierre Bruno Lontchi Amougou, habitant de Yaoundé « ce pays est très compliqué (…), on va payer deux mois de salaire à ces gens au meilleur des cas, ou  au pire des cas recruter de nouveaux employés, du moins trouver une solution pour nettoyer tout ça le temps d’accueillir la CAN (…) en Février 2021 on se retrouvera dans les mêmes travers ». Face à ce desastre de management il ne reste plus qu’a prié avec la bienheureuse Vierge Marie, Patronne du Cameroun que le temps ne lui donne pas raison…

Lionel KANA