Nous devons tous dire non à la pédophilie et aux agressions sexuelles de tout genre.

Le scandale au Gabon, d’adolescents abusés dans une sélection de football trahit une réalité souvent masquée dans d’autres pays et organisations sociales.

Cela passe d’abord par une éducation des pupilles,des jeunes à l’âge de la puberté à sacraliser leur corps, mais également à dénoncer sans tabou ni crainte, les pervers,y compris si ces derniers et ces dernières se recrutent dans leur cercle familial,scolaire ou social le plus proche.

Une telle approche pédagogique consisterait d’une part à criminaliser au niveau des législations, les comportements tels que les attouchements sur mineurs,des harcèlements sexuels et, d’autres parts,à enseigner à toute la société, que le consentement sexuel est toujours exigible même dans les couples légalement mariés,et qu’il ne serait valable qu’entre personnes adultes.

Une telle pédagogie enseignerait aux enfants que le sexe est du domaine réservé aux adultes responsables.

Que le respect dû à une personne en position d’autorité ne confère pas à cette dernière des droits sur son corps. Qu’on ne cède pas son corps en échange de cadeaux. Qu’on ne troque pas son sexe pour obtenir des bonbons,de la nourriture ou l’amitié des gens qui nous impressionnent. Qu’on ne joue pas avec les parties intimes.

Qu’ils doivent toujours se confesser aux parents et dénoncer les adultes qui leur font des menaces,qui les appellent mon mari, ma femme… Qui leur proposent des choses en cachette.

À ne pas échanger leurs vêtements devant les adultes quand ils/elles reviennent de la salle de bain ou de l’école.

À ne pas prendre le bain avec d’autres personnes.

À ne pas faire chambre commune avec des personnes à la moralité douteuse.

À ne pas emprunter des détours,sentiers non éclairés et zones forestières, immeubles abandonnés quant ils/elles reviennent de l’école…

À cheminer avec ses camarades et des personnes identifiables au retour de la maison,de l’église ou de la salle de fête,de sport…

Cette approche devrait enseigner :

-Aux jeunes filles matures à s’habiller décemment.
À ne pas donner des réponses équivoques aux courtisans. À ne pas faire semblant de consentir aux avances. À ne pas se laisser aller dans des jeux et frottements suspects durant des danses… quant-elles ne sont pas prédisposées à avoir une relation sexuelle ou intime.
À ne pas se faire raccompagner par des inconnus et beaucoup plus quand elles ont pris un verre de trop.

Que le sexe n’est pas une monnaie d’échange pour l’acquisition des notes scolaires,des postes professionnels et des faveurs.

À garder un périmètre de sécurité avec des dragueurs violents et des hommes au langage vulgaire. À ne pas regarder des films et clips érotiques ou pornographiques avec n’importe qui.

-Aux hommes,

À ne pas toujours considérer le sourire,la gentillesse et le quitus sentimental des femmes comme une preuve d’adhésion sexuelle.

À ne pas supposer que le don d’un cadeau ou présent à une femme, sa déférence à une invitation,ou son habillement sexy lors d’un rendez-vous sont synonymes de prédisposition psychologique au rapport sexuel.

À enseigner aux hommes;

À requérir l’adhésion des femmes avant de leur faire un bisou,un baiser ou une caresse à la main.

-Aux personnes en position d’autorité comme les DG et chefs d’entreprises, que la secrétaire de bureau n’est pas notre conjointe.

  • Aux stars,musiciens et sportifs que les fans ne sont pas des objets sexuels…

-Aux militaires en zones de conflits que les femmes et les mineurs ne sont pas des esclaves sexuels.

À enseigner aux hommes et aux femmes la discipline neuro-émotionnelle, l’encadrement social,juridique et chrétien du sexe.
À leur apprendre que le sexe est sacré.

Que l’agression sexuelle produit chez la victime des traumatismes à vie. Qu’elle est source de grossesse indésirées,de conflits avec la loi et d’étiolement du lien affectif.

Que le corps humain est un temple du Saint Esprit (1 Corinthiens 3:16).

Roland Ekodo Mveng, Politiste