Anthroponymie gémellaire rifass et perception de l’univers religieux chez les Bafia du Mbam central (1800-1924)

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Léopold Sédar EDONG , PhD en science du patrimoine culturel acoustique négro-africain  

Enseignant-chercheur en Histoire, Université de Dschang

E-mail : edongleopoldsedar@yahoo.fr

Résumé

Le mot rifass (pl. mefass) désigne les naissances multiples chez les Bafia. Il renvoie en même temps aux forces dont disposent les gémellaires. Au vu de cela, les anciens bafia leur ont attribué des anthroponymes qui expriment à la fois leur caractère sacré et le sentiment religieux du peuple. Parmi les noms attribués aux mefass, les jumeaux figurent : Assen (celle qui est descendue des cieux) ; Gondio (la fille des cieux) ; Rim (l’insaisissable) ; Bidias (celui qui est sorti du trou) etc. En effet, ces anthroponymes gémellaires révèlent le religare que les Bafia entretenaient avec les forces célestes et les énergies chtoniennes. Le but de cet essai historique est d’étudier le caractère sacré des anthroponymes gémellaires mefass dans l’ancienne société bafia. Autrement dit, Comment est-ce que les noms attribués aux jumeaux constituent-ils une source d’expression de la pensée religieuse endogène des Bafia ? Pour répondre à cette question, plusieurs descentes ont été effectuées dans les communautés bafia pour inventorier les noms gémellaires chez les Bafia. Ensuite, nous avons mené des entretiens auprès des patriarches, des prêtres traditionnels en charge des rituels gémellaires rifass et des géniteurs des mefass, les jumeaux pour s’imprégner de la signification des noms gémellaires bafia. Au sortir de cet exercice, nous avons procédé à la transcription, à l’analyse socio-anthropologique et historique des mi-mèfass, les noms gémellaires chez les Bafia.

Mots clés : Bafia, anthroponymie, mi-mèfass, mefass, beyali-mefass, sacré.

Introduction

L’avènement des mefass, les jumeaux était suivi avec beaucoup d’attention dans la société traditionnelle bafia. Ainsi, les ancêtres éponymes bafia s’étaient évertués à attribuer des anthroponymes sacrés à la fois aux mefass, les jumeaux et aux beyali mefass, les géniteurs. En réalité, après la naissance des gémellaires, le père portait le nom Mbassa et la mère Guébédiang. Ces anthroponymes font des géniteurs des jumeaux, les réceptacles des forces célestes et chtoniennes[1]. Par ailleurs, ceux attribués aux mefass véhiculent les énergies supérieures qu’apportent les jumeaux à la concession, à la lignée et la communauté. Les noms sacrés attribués à ces êtres sont : Assen (celle qui est descendue des cieux) ; Gondio (la fille des cieux) ; Baran (femme de grande concession, la reine) ; Bidias (celui qui est sorti du trou) ; Moudio (l’homme des cieux) et Rim (la profondeur, l’insaisissable)[2]. En clair, le répertoire des anthroponymes gémellaires constitue un support d’analyse de la perception du divin chez les anciens bafia. En quoi est-ce que les noms attribués aux mefass et aux beyali mefass reflètent les liens sacrés que les Bafia entretenaient avec les règnes célestes et chtoniens ? Nous allons d’abord présenter les origines des Bafia (1), ensuite étudier le caractère sacré des noms attribués aux géniteurs des jumeaux (2.1) et celui des êtres gémellaires (2.2)

  1. Généralités sur les origines des Bafia

Les Bafia sont situés sur la rive droite du Mbam, entre les 11015’ et 11008’ de longitude Est, et, les 4038’ et 4045’ de longitude Nord[3]. Ils partagent leurs frontières avec les Bapé à l’Ouest, les Yambassa au Nord, les Lémandé au Sud, les Deuk, les Ngoro, les Mbangassina et les Bouraka à l’Est[4]. Ce peuple est constitué des proto-et des néo-bafia.

        1.1. Les proto-Bafia (les Beké)

Les proto-bafia désignent la descendance de Mbono, un émigrant tikar qui, fuyant les raids bamoun s’était réfugié dans le Mbam-central[5]. Il eut six enfants avec sa première épouse Nké, parmi lesquels, Nyipinye et Nwaga. Ces derniers sont les ascendants des lignages mouko et kiiki. La seconde épouse de Mbono, la nommée Beleuh donna naissance à cinq enfants. Parmi ceux-ci, l’on peut citer Bitang, le fondateur du lignage qui porte son nom[6]. Les lignées nyipinye, nwaga et bitang localisées dans la partie méridionale de la plaine bafia cohabitent avec les néo-Bafia.

1.2. Les néo-Bafia (les Bekpak)

Les Bekpak désignent la descendance de Nkpak un émigrant tikar qui, fuyant les raids du roi bamoun, Nsharé avait atteint le Mbam-central. A son arrivée, Nkpak épousa une Lémandé avec qui, ils donnèrent naissance à trois fils (Zingone, Messè et Gouifé) et une fille (Ribèm). Cette dernière alla en mariage chez Lémandé à Boro. De leur union naquit un fils : Ouahia[7]. Celui-ci épousa Binkira avec qui, ils eurent cinq enfants : Seuh, Yakan, Nkam, Koro et Bessaba. En dehors du dernier (Bessaba) qui n’a pas pu enfanter, les fils de Seuh ont fondé les lignages Biamo et Dang[8]. La progéniture de Yakan a créé les communautés de Biada et Gbaram. La descendance de Nkam a donné lieu aux villages Biabezock, Rimis, Biabegoura, Biabetom et Biabegon. Les enfants de Koro ont développé les grandes familles de Goufan, Tchékani, Isséri, Lablé, Nyamsong, Dagno et Bigna.

Les fils de Zingone ont fondé les villages de Roum : Kadan, Biabeti, Boure et Bebou. Ceux de Messè ont bâti la communauté de Biamessè[9]. Les enfants de Gouifé ont créé les villages de Bep, Kek, Don, Mapwa, Kpwo et Yakamena. En vérité, les néo-Bekpak sont regroupés en cinq patriclans : les Ngam, les Yakan, Gouifé, les Koro, les Roum. Les proto et les néo-Bafia ont accordé une attention particulière à l’anthroponymie. Les noms attribués aux nouveau-nés véhiculent des messages qui peuvent exprimer les sentiments religieux. Dès lors, l’analyse porte ipso facto sur la symbolique des mi-mèfass, les anthroponymes gémellaires. Pour une bonne organisation. Nous allons étudier les anthroponymes gémellaires attribués aux beyali-mefass, les géniteurs des jumeaux et ceux des mefass, les êtres gémellaires. 

  1. La symbolique des anthroponymes des beyali-mefass [10]

Après la naissance des mefass, les jumeaux, les anciens bafia attribuaient les titres sacrés à leurs géniteurs. Le père portait le nom Mbassa et la mère Guébédiang. Nous allons nous appesantir à l’analyse du caractère sacré de ces noms attribués aux géniteurs des jumeaux.

2.1. La symbolique de l’anthroponyme Mbassa

Pour étudier la sémantique du nom Mbassa, il est important de se référer aux expressions : bassà (double) et à bassi (a doublé)[11]. Conformément à ce qui précède, Mbassa désigne ce qui est double ou doublé. Par conséquent, cet anthroponyme désigne des personnes qui incarnent des pouvoirs gémellaires capables de relier le monde terrestre à l’au-delà[12]. Dans la société traditionnelle bafia, ce nom était singulièrement attribué aux pères des jumeaux.

En effet, les Bafia conçoivent le ventre de la femme comme un espace vital dans lequel est logé un sac bàng, l’utérus[13]. Cependant, dèm, le sperme est pour les Bafia, la substance qui engendre la vie par le principe d’ovulation. Contrairement au corps de la femme qui est souvent perturbé par les souillures ibône, les menstrues, celui de l’homme est stable. En cas de fécondation, le sperme apparait être la substance qui purifie le corps de la femme en l’épargnant du saignement menstruel[14].

Sur le plan théologique, le sperme viril introduit dans l’utérus est toujours en parfaite communion avec la sphère ancestrale. Rappelons-le, chez les Bafia, les naissances gémellaires sont héréditaires et transmise d’ascendances à descendances[15]. Dès lors, l’homme à travers la qualité de son dèm, le sperme abrite en son sein plusieurs forces ancestrales susceptibles de se régénérer. Lorsqu’elles prennent possession du corps de la femme, elles se métamorphosent en gémellité pour parvenir à une nouvelle vie chez les humains[16]. À l’image des tréfonds du canari qui protègent les graines de semence, bàmbui, les testicules à travers le sperme qu’ils conservent, constituent l’habitacle des forces cosmiques.

Le double caractère sacré de l’anthroponyme Mbassa découle du fait que le géniteur abrite les forces surnaturelles qui font de lui, le relais des humains auprès des divinités[17]. Ceci étant, les Mbassa participent à la communication et à la régénération des mondes visibles et invisibles à travers la sécrétion du sperme vital. Cependant, ce dialogue ne peut avoir lieu en l’absence de l’utérus. Ainsi, les génitrices des mefass, les jumeaux, portaient l’anthroponyme Guébédiang.

2.2.  La symbolique de l’anthroponyme Guébédiang

Le terme Guébédiang attribué à la génitrice des mefass est composé du radical guéb, le nombril et du suffixe diang, le rameau du palmier à huile[18]. En effet, guéb symbolise le cordon ombilical et gôk, le placenta, les organes vitaux qui lient le fœtus et à sa mère. Ils participent à l’alimentation du fœtus, facilitent la communication entre la femme et sa progéniture. Le plus souvent, après l’accouchement, les sages-femmes coupent le cordon ombilical, les aînés de la lignée paternelle l’enterrent sous les racines de l’arbre fruitier. Ce rituel permet de rattacher le nouveau-né à la glèbe et aux forces ancestrales chtoniennes[19]. Au vus de ces éclaircissements, l’anthroponyme Guébédiang fait des génitrices des mefass des personnes qui facilitent la réincarnation et la croissance des forces gémellaires chez les Bafia. En outre, les Guébédiang peuvent être considérées comme des êtres rattachés à la glèbe. Elles peuvent communiquer avec les forces chtoniennes en toute circonstance. Le séjour des forces gémellaires chez la femme contribue à son élévation théologique[20]. Cette ascendance est symbolisée par diang di retène, le rameau du palmier à huile.

Chez les Bafia, diang, le rameau du palmier à huile est le symbole des forces sacrées ancestrales irumé[21]. En réalité, lorsque diang est attaché sur un arbre fruitier ou posé sur le chemin, les profanes ne peuvent s’y approcher, de peur d’être frappés par les sorts irumé[22]. La présence de vocable dans l’anthroponyme Guébé [diang] n’est pas anodine. Elle vient renforcer le caractère sacré des génitrices des mefass dans la société traditionnelle bafia. Nous allons procéder à l’étude de l’aspect sacré des anthroponymes mefass, les êtres gémellaires chez les Bafia.

3. La dimension sacrée des anthroponymes mefass

Lorsqu’un ménage accouchait les mefass, les jumeaux, les aînés de la concession leur attribuaient les noms en fonction de leur sexe. Les filles portaient les anthroponymes Assen (celle qui est descendue des cieux), Gondio (la fille des cieux) ou Baran (la femme de grande concession, la reine). Les garçons étaient appelés Bidias (celui qui est sorti du trou) ; Moudio (l’homme des cieux) ou Rim (la profondeur, l’insaisissable)[23].  A première vue, les noms attribués aux mefass, étaient assimilés au dio, les cieux (Gon [dio] ; Mou [dio]), aux forces chtoniennes (Bidias ; Rim) et au pouvoir royal, à la richesse (Baran). Cette étude porte sur l’analyse du caractère sacré des anthroponymes gémellaires célestes et celui des anthroponymes gémellaires chtoniens et royaux chez les Bafia.

3.1. Le caractère sacré des anthroponymes gémellaires célestes dio

Les anthroponymes gémellaires Gon [dio] et Mou [dio] symbolisent dio, l’univers céleste chez les Bafia. Ceci dit, le terme Gondio est composé de la racine gône qui signifie : jeune fille et du suffixe dio qui renvoie au ciel, à l’au-delà[24]. Toutefois, le nom Moudio est composé du radical moum, l’homme et du suffixe dio[25]. En vérité, l’attribution des noms aux enfants était un acte sacré chez les descendants tikar[26]. Au fond, les anthroponymes désignent la force intérieure qu’incarne l’être régénéré : le nouveau-né. Cette énergie vitale est rattachée aux lignées maternelles et paternelles qui soutiennent le dynamisme et l’équilibre de la descendance[27]. En ce sens, les Bafia ont attribué les noms célestes aux gémellaires pour exprimer leur caractère sacré. Ce peuple conçoit dio, les cieux comme l’univers peuplé des forces qui surpassent l’entendement des humains[28]

Ainsi, les Gondio et les Moudio sont perçus comme les envoyés de Nloé, l’Immortel[29]. Autrement dit, ce sont les ancêtres éponymes qui, par le principe de régénération conditionné par les forces transcendantales reviennent participer à la vie sous une nouvelle forme[30]. Conformément à cette philosophie religieuse, les gémellaires Gondio et Moudio sont les intercesseurs des humains auprès des ordres de dio, l’univers célestes. Pour cette raison, les êtres gémellaires étaient vénérés, il était proscrit de les offenser, de peur d’être victime des représailles du mauvais sort[31]. Le rituel rifass leur était accordé pour bénéficier de leur clémence susceptible d’apporter la prospérité à la communauté.

L’anthroponomie gémellaire montre que les anciens bafia entretenaient des liens théologiques avec dio, l’univers céleste. En effet, le ciel était diamétralement opposé à moum, l’homme. Au temps jadis, ce lieu était considéré comme la demeure de Nloé, l’Immortel et des héros sociaux : les défunts patriarches sacralisés[32]. Comme le disait Hubert Deschamp, les civilisations africaines connaissaient la notion du Dieu Créateur[33]. Il était éternel, infini et vivait « dans un ciel invisible », trop lointain pour être accessible. Il était associé aux « dieux secondaires », les ancêtres chargés de s’occuper des affaires terrestres[34]. Ces derniers pouvaient se transformer en êtres gémellaires pour accomplir leur mission auprès des humains.

Après avoir exposé le caractère sacré des anthroponymes gémellaires dio, nous allons étudier celui des anthroponymes associés au règne terrestre.

3.2. Les anthroponymes gémellaires associés aux énergies chtoniennes

Les noms relevant du règne terrestre que les aînés attribuaient aux mefass, les jumeaux sont : Bidias, Rim et Baran. De prime abord, le terme Bidias est composé du radical dias, le trou et du préfixe bi qui indique le lieu, la provenance[35]. Ainsi, Bidias signifie ce qui provient du trou d’un arbre, d’un rocher ou de la couche terrestre. Cette terminologie est proche de celle de Rim qui renvoie à la profondeur du trou. En outre, ce terme désigne ce qui est caché, difficilement visible, voire insaisissable dans un trou profond[36]. La juxtaposition de ces anthroponymes laisse penser que les gémellaires Bidias et Rim sont des règnes chtoniens, difficilement saisissables.

Cependant, le nom Baran est proche de l’adjectif râne-râne employé pour désigner les hommes de grandes concessions qui disposaient de plusieurs épouses, des enfants et des biens matériels[37]. En ce sens, les Baran désignent les femmes de la cour qui possèdent la richesse et la gloire. Dès lors, les jumelles qui portaient cet anthroponyme étaient liées à la glèbe, elles étaient fécondes, leurs productions étaient abondantes[38]. En tout état de cause, l’anthroponymie gémellaire associée aux forces chtoniennes montre que les jumeaux sont liés au règne terrestre. Par ricochet, les mefass sont investis des pouvoirs chtoniens utiles à la survie des populations locales.

Conclusion

L’anthroponymie rifass a permis de catégoriser le registre des noms attribués aux gémellaires chez les Bafia du Mbam central. Le répertoire des noms gémellaires des géniteurs comporte les anthroponymes Mbassa et Guébédiang. Ces noms découlent du principe de régénération des forces transcendantales ancestrales et font des géniteurs des mefass (les jumeaux) les centripètes des énergies célestes et chtoniennes. Le répertoire des noms attribués aux êtres gémellaires est constitué des anthroponymes célestes dio et celui des anthroponymes chtoniens. Ces registres anthroponymiques font des mefass, les intercesseurs des humains auprès des forces supérieures cosmiques. Cependant, il faut préciser que l’avènement de l’européo-christianisme à Bafia (1924) a assimilé les anthroponymes endogènes bafia.

Sources et références bibliographiques

Sources orales

– Entretien avec Alain Bessong, thérapeute et patriarche, 70 ans, le 20 juillet à Bigna(Bafia).

– Entretien avec Alfred Bessong à Beleck, 78 ans, devin et thérapeute, le 12 décembre 2018 à Miogo(Bafia)

– Entretien avec Amadou Mbassa à Zock, 85 ans, patriarche, le 30 décembre 2017, au quartier résidentiel (Bafia). 

– Entretien avec Belfeka à Diback, 66 ans, mère des jumeaux, le 02 janvier 2019 à Wandala (Bafia).

– Entretien avec Bong à Djock, 70 ans, matriarche, le 1er janvier 2019 à Bigna (Bafia).

– Entretien avec Dagobert Besseng à Mbassa, 63 ans, père des jumeaux et patriarche, le décembre 2017 à Mereng(Bafia).

– Entretien avec Gidéon Mpon à Yakan, 80 ans, patriarche, le10 juin 2017 à Gouifé(Bafia).

– Entretien avec Justin Maboué à Lambé, 69 ans, devin et thérapeute, le 28 février 2017 à Nyamsong(Bafia).

– Entretien avec Kpolom à Borock, 101 ans, purificatrice et matriarche, le 27 décembre 2018 à Bigna(Bafia).

–  Entretien avec Moïse Itohong, 63 ans, sacrificateur, le 13 mai 2018 à Tchekani(Bafia).

– Entretien avec Roger Zom, 61 ans, sacrificateur, le 12 mai 2018 à Tchekani(Bafia).

Bibliographie

Ouvrages

Hubert Deschamp, Les religions de l’Afrique Noire, Que sais-je ? P.U.F., Paris, 1965.

Placide Tempels, La philosophie bantoue, Présence africaine, Paris, 1949.

Mémoires et Thèses

Aunel Malaury Afaga, « La chefferie traditionnelle yambassa (1889-1958) : Essai d’analyse historique », mémoire de Master en Histoire, Université de Yaoundé I, 2013.

Gabriel Maxime Dong Mougnol, « Le pays bafia précolonial », mémoire de Maîtrise en Histoire, Université de Yaoundé I, 1998.

Léopold Sédar Edong, « Symboliques et fonctions des chants et danses bafia (1800-1944) », Thèse de Doctorat Ph.D en Histoire, Université de Dschang, 2020.

Paul Emog, « Les pays Banen et Bafia de 1901 à 1945 : Le poids de la colonisation (essai d’étude historique) », Thèse de Doctorat 3è cycle en Histoire, Université de Yaoundé, 1987.

Articles

Léopold Sédar Edong, « Caractère sacré de l’initiation traditionnelle des garçons à l’âge adulte chez les Ngambé-Tikar du Centre-Cameroun », in Fouéllefak Kana Célestine Colette et Nzessé Ladislas (S/Dir.), Patrimoine culturel africain : Matériau pour l’histoire, outil de développement, Harmattan, Paris, 2017, pp. 161-179.

Léopold Sédar Edong, « La perception du temps chez les Bafia du Centre (Cameroun) », in Rhumsiki : Des savoirs locaux en Afrique, Revue scientifique de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Maroua, Hors-Série n0 01, novembre 2018, pp. 65-77.

Archives

Archives Départementales de Bafia, « Note sur l’origine de la tribu bafia », in Rapport du Chef de la Circonscription de Bafia à Monsieur le Commissaire de la République, le 02 mars 1993.

Les notes de bas de page

[1]Ph.D en Histoire des Civilisations et Religions, Enseignant-Chercheur au Département d’Histoire et Archéologie de l’Université de Dschang, auteur de plusieurs articles scientifiques sur les pratiques religieuses africaines.

Entretien avec Mbassa à Zock, Amadou, 85 ans, patriarche, le 30 décembre 2017, au quartier résidentiel (Bafia).

Entretien avec Bong à Djock, 70 ans, matriarche, le 1er janvier 2019 à Bigna (Bafia).

Emog Paul, « Les pays Banen et Bafia de 1901 à 1945 : Le poids de la colonisation (essai d’étude historique) », Thèse de Doctorat 3è cycle en Histoire, Université de Yaoundé, 1987, p. 03.

-Edong Léopold Sédar, « La perception du temps chez les Bafia du Centre (Cameroun) », in Rhumsiki : Des savoirs locaux en Afrique, Revue scientifique de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Maroua, Hors-Série n0 01, novembre 2018, p.66.

-Dong Mougnol Gabriel Maxime, « Le pays bafia précolonial », mémoire de Maîtrise en Histoire, Université de Yaoundé I, 1998, p. 08.

-Afaga Aunel Malaury, « La chefferie traditionnelle yambassa (1889-1958) : Essai d’analyse historique », mémoire de Master en Histoire, Université de Yaoundé I, 2013, p. 32.

-Archives Départementales de Bafia, « Note sur l’origine de la tribu bafia », in Rapport du Chef de la Circonscription de Bafia à Monsieur le Commissaire de la République, le 02 mars 1993.

-Edong Léopold Sédar, « Symboliques et fonctions des chants et danses bafia (1800-1944) », Thèse de Doctorat Ph.D en Histoire, Université de Dschang, 2020, pp. 13-14.

-Archives Départementales de Bafia, « Note sur l’origine de la tribu bafia »…

-Les beyali-mefass sont les géniteurs des jumeaux.

-Entretien avec Maboué à Lambé, Justin, 69 ans, devin et thérapeute, le 28 février 2017 à Nyamsong(Bafia).

-Entretien avec Besseng à Mbassa, Dagobert, 63 ans, père des jumeaux et patriarche, le décembre 2017 à Mereng(Bafia).

-Entretien avec Bedièh à Goura, Sylvie 80 ans, matriarche…

-Ibidem.

-Ibidem.

-Entretien avec Bessong, Alain, thérapeute et patriarche, 70 ans, le 20 juillet à Bigna(Bafia).

-Entretien avec Kpolom à Borock, 101 ans, purificatrice et matriarche, le 27 décembre 2018 à Bigna(Bafia).

-Entretien avec Belfeka à Diback, 66 ans, mère des jumeaux, le 02 janvier 2019 à Wandala (Bafia).

-Edong Léopold Sédar, « Caractère sacré de l’initiation traditionnelle des garçons à l’âge adulte chez les Ngambé-Tikar du Centre-Cameroun », in Fouéllefak Kana Célestine Colette et Nzessé Ladislas (S/Dir.), Patrimoine culturel africain : Matériau pour l’histoire, outil de développement, Paris, Harmattan, 2017, p. 168.

-Entretien avec Bessong à Beleck, Alfred, 78 ans, devin et thérapeute, le 12 décembre 2018 à Miogo(Bafia).

-Edong Léopold Sédar, « Symboliques et fonctions des chants et danses… », pp. 114-146.

-Entretien avec Bessong à Beleck, Alfred, 78 ans, devin et thérapeute…

-Entretien avec Bong à Djock, 70 ans, matriarche…

-Entretien avec Mpon à Yakan, Gidéon, 80 ans, patriarche, le10 juin 2017 à Gouifé(Bafia).

-Entretien avec Itohong, Moïse, 63 ans, sacrificateur, le 13 mai 2018 à Tchekani(Bafia).

-Edong Léopold Sédar, « Caractère sacré de l’initiation traditionnelle des garçons… », p. 167.

-Tempels Placide, La philosophie bantoue, Paris, Présence africaine, 1949, p.68.

-Entretien avec Zom, Roger, 61 ans, sacrificateur, le 12 mai 2018 à Tchekani(Bafia).

-Ibidem.

-Entretien avec Itohong, Moïse, 63 ans, sacrificateur…

-Entretien avec Mpon à Yakan, Gidéon, 80 ans, patriarche…

-Entretien avec Bessong, Alain, thérapeute et patriarche, 70 ans…

-Deschamp Hubert, Les religions de l’Afrique Noire, Que sais-je ?, Paris, P.U.F., 1965, pp.30-31. 

-Ibid. p. 32.

-Entretien avec Kpolom à Borock, 101 ans, purificatrice et matriarche…

-Entretien avec Mpon à Yakan, Gidéon, 80 ans, patriarche…

-Entretien avec Itohong, Moïse, 63 ans, sacrificateur…

-Ibidem.

[1]Ph.D en Histoire des Civilisations et  Religions, Enseignant-Chercheur au Département d’Histoire et Archéologie de l’Université de Dschang, auteur de plusieurs articles scientifiques sur les pratiques religieuses africaines.

[2]Entretien avec Mbassa à Zock, Amadou, 85 ans, patriarche, le 30 décembre 2017, au quartier résidentiel (Bafia).

[3] Entretien avec Bong à Djock, 70 ans, matriarche, le 1er janvier 2019 à Bigna (Bafia).

[4]Emog Paul, « Les pays Banen et Bafia de 1901 à 1945 : Le poids de la colonisation (essai d’étude historique) », Thèse de Doctorat 3è cycle en Histoire, Université de Yaoundé, 1987, p. 03.

[5]Edong Léopold Sédar, « La perception du temps chez les Bafia du Centre (Cameroun) », in Rhumsiki : Des savoirs locaux en Afrique, Revue scientifique de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Maroua, Hors-Série n0 01, novembre 2018, p.66.

[6]Dong Mougnol Gabriel Maxime, « Le pays bafia précolonial », mémoire de Maîtrise en Histoire, Université de Yaoundé I, 1998, p. 08.

[7]Afaga Aunel Malaury, « La chefferie traditionnelle yambassa (1889-1958) : Essai d’analyse historique », mémoire de Master en Histoire, Université de Yaoundé I, 2013, p. 32.

[8]Archives Départementales de Bafia, « Note sur l’origine de la tribu bafia », in Rapport du Chef de la Circonscription de Bafia à Monsieur le Commissaire de la République, le 02 mars 1993.

[9]Edong Léopold Sédar, « Symboliques et fonctions des chants et danses bafia (1800-1944) », Thèse de Doctorat Ph.D en Histoire, Université de Dschang, 2020, pp. 13-14.

[10]Archives Départementales de Bafia, « Note sur l’origine de la tribu bafia »…

[11]Les beyali-mefass sont les géniteurs des jumeaux

[12]Entretien avec Maboué à Lambé, Justin, 69 ans, devin et thérapeute, le 28 février 2017 à Nyamsong(Bafia).

[13]Entretien avec Besseng à Mbassa, Dagobert, 63 ans, père des jumeaux et patriarche, le décembre 2017 à Mereng(Bafia).

[14]Entretien avec Bedièh à Goura, Sylvie 80 ans, matriarche…

[15]Ibidem.

[16]Ibidem.

[17]Entretien avec Bessong, Alain, thérapeute et patriarche, 70 ans, le 20 juillet à Bigna(Bafia).

[18]Entretien avec Kpolom à Borock, 101 ans, purificatrice et matriarche, le 27 décembre 2018 à Bigna(Bafia).

[19]Entretien avec Belfeka à Diback, 66 ans, mère des jumeaux, le 02 janvier 2019 à Wandala (Bafia).

[20]Edong Léopold Sédar, « Caractère sacré de l’initiation traditionnelle des garçons à l’âge adulte chez les Ngambé-Tikar du Centre-Cameroun », in Fouéllefak Kana Célestine Colette et Nzessé Ladislas (S/Dir.), Patrimoine culturel africain : Matériau pour l’histoire, outil de développement, Paris, Harmattan, 2017, p. 168.

[21]Entretien avec Bessong à Beleck, Alfred, 78 ans, devin et thérapeute, le 12 décembre 2018 à Miogo(Bafia)

[22]Edong Léopold Sédar, « Symboliques et fonctions des chants et danses… », pp. 114-146.

[23]Entretien avec Bessong à Beleck, Alfred, 78 ans, devin et thérapeute…

[24]Entretien avec Bong à Djock, 70 ans, matriarche…

[25]Entretien avec Mpon à Yakan, Gidéon, 80 ans, patriarche, le10 juin 2017 à Gouifé(Bafia).

[26]Entretien avec Itohong, Moïse, 63 ans, sacrificateur, le 13 mai 2018 à Tchekani(Bafia).

[27]Edong Léopold Sédar, « Caractère sacré de l’initiation traditionnelle des garçons… », p. 167.

[28]Tempels Placide, La philosophie bantoue, Paris, Présence africaine, 1949, p.68.

[29]Entretien avec Zom, Roger, 61 ans, sacrificateur, le 12 mai 2018 à Tchekani(Bafia).

[30]Ibidem

[31]Entretien avec Itohong, Moïse, 63 ans, sacrificateur…

[32]Entretien avec Mpon à Yakan, Gidéon, 80 ans, patriarche…

[33]Entretien avec Bessong, Alain, thérapeute et patriarche, 70 ans…

[34]Deschamp Hubert, Les religions de l’Afrique Noire, Que sais-je ?, Paris, P.U.F., 1965, pp.30-31. 

[35]Ibid. p. 32.

[36]Entretien avec Kpolom à Borock, 101 ans, purificatrice et matriarche…

[37]Entretien avec Mpon à Yakan, Gidéon, 80 ans, patriarche…

[38]Entretien avec Itohong, Moïse, 63 ans, sacrificateur… [39]Ibidem.


[1] Entretien avec Mbassa à Zock, Amadou, 85 ans, patriarche, le 30 décembre 2017, au quartier résidentiel (Bafia).

[2] Entretien avec Bong à Djock, 70 ans, matriarche, le 1er janvier 2019 à Bigna (Bafia).

[3] Emog Paul, « Les pays Banen et Bafia de 1901 à 1945 : Le poids de la colonisation (essai d’étude historique) », Thèse de Doctorat 3è cycle en Histoire, Université de Yaoundé, 1987, p. 03.

[4] Edong Léopold Sédar, « La perception du temps chez les Bafia du Centre (Cameroun) », in Rhumsiki : Des savoirs locaux en Afrique, Revue scientifique de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Maroua, Hors-Série n0 01, novembre 2018, p.66

[5] Dong Mougnol Gabriel Maxime, « Le pays bafia précolonial », mémoire de Maîtrise en Histoire, Université de Yaoundé I, 1998, p. 08.

[6] Afaga Aunel Malaury, « La chefferie traditionnelle yambassa (1889-1958) : Essai d’analyse historique », mémoire de Master en Histoire, Université de Yaoundé I, 2013, p. 32.

[7] Archives Départementales de Bafia, « Note sur l’origine de la tribu bafia », in Rapport du Chef de la Circonscription de Bafia à Monsieur le Commissaire de la République, le 02 mars 1993.

[8] Edong Léopold Sédar, « Symboliques et fonctions des chants et danses bafia (1800-1944) », Thèse de Doctorat Ph.D en Histoire, Université de Dschang, 2020, pp. 13-14.

[9] Archives Départementales de Bafia, « Note sur l’origine de la tribu bafia »…

[10] Les beyali-mefass sont les géniteurs des jumeaux

[11] Entretien avec Maboué à Lambé, Justin, 69 ans, devin et thérapeute, le 28 février 2017 à Nyamsong(Bafia).

[12] Entretien avec Besseng à Mbassa, Dagobert, 63 ans, père des jumeaux et patriarche, le décembre 2017 à Mereng(Bafia).

[13] Entretien avec Bedièh à Goura, Sylvie 80 ans, matriarche…

[14] Ibidem.

[15] Ibidem.

[16] Entretien avec Bessong, Alain, thérapeute et patriarche, 70 ans, le 20 juillet à Bigna(Bafia).

[17] Entretien avec Kpolom à Borock, 101 ans, purificatrice et matriarche, le 27 décembre 2018 à Bigna(Bafia).

[18] Entretien avec Belfeka à Diback, 66 ans, mère des jumeaux, le 02 janvier 2019 à Wandala (Bafia).

[19] Edong Léopold Sédar, « Caractère sacré de l’initiation traditionnelle des garçons à l’âge adulte chez les Ngambé-Tikar du Centre-Cameroun », in Fouéllefak Kana Célestine Colette et Nzessé Ladislas (S/Dir.), Patrimoine culturel africain : Matériau pour l’histoire, outil de développement, Paris, Harmattan, 2017, p. 168

[20] Entretien avec Bessong à Beleck, Alfred, 78 ans, devin et thérapeute, le 12 décembre 2018 à Miogo(Bafia)

[21] Edong Léopold Sédar, « Symboliques et fonctions des chants et danses… », pp. 114-146.

[22] Entretien avec Bessong à Beleck, Alfred, 78 ans, devin et thérapeute…

[23] Entretien avec Bong à Djock, 70 ans, matriarche…

[24] Entretien avec Mpon à Yakan, Gidéon, 80 ans, patriarche, le10 juin 2017 à Gouifé(Bafia).

[25] Entretien avec Itohong, Moïse, 63 ans, sacrificateur, le 13 mai 2018 à Tchekani(Bafia).

[26] Edong Léopold Sédar, « Caractère sacré de l’initiation traditionnelle des garçons… », p. 167

[27] Tempels Placide, La philosophie bantoue, Paris, Présence africaine, 1949, p.68.

[28] Entretien avec Zom, Roger, 61 ans, sacrificateur, le 12 mai 2018 à Tchekani(Bafia).

[29] Ibidem

[30] Entretien avec Itohong, Moïse, 63 ans, sacrificateur…

[31] Entretien avec Mpon à Yakan, Gidéon, 80 ans, patriarche…

[32] Entretien avec Bessong, Alain, thérapeute et patriarche, 70 ans…

[33] Deschamp Hubert, Les religions de l’Afrique Noire, Que sais-je ?, Paris, P.U.F., 1965, pp.30-31

[34] Ibid. p. 32.

[35] Entretien avec Kpolom à Borock, 101 ans, purificatrice et matriarche…

[36] Entretien avec Mpon à Yakan, Gidéon, 80 ans, patriarche…

[37] Entretien avec Itohong, Moïse, 63 ans, sacrificateur…

[38] Ibidem.