Martin Camus Mimb en compagnie de la jeune Malicka Bayémi dans ses bureaux de RSI le jour du fameux scandale

Impliqué dans une sale histoire de SEXTAPE, le directeur général de RSI (Radio Sport Info) Matin Camus Mimb perd de plus en plus le soutien de ses amis et collaborateurs d’hier qui à la lumière de certains faits réclament justice pour la jeune Malicka Bayemi.

Le coup de trop

Tout est parti d’une série de photos et vidéos à caractère pornographique publiées dans les réseaux sociaux, présentant une jeune fille âgée de 18 ans, en plein ébat sexuel avec des personnes dont les visages étaient à priori cachés. Ces images choquantes ont fait le tour de la toile, et provoqué un tollé général dans l’opinion publique camerounaise. Certains indicateurs sur les photos en circulation ont permis de confirmer que la jeune fille se trouvait bel et bien dans les locaux de la RSI et précisement dans le bureau de son directeur général, le célèbre journaliste Martin Camus Mimb, Expert Consultant des questions de sports, spécialiste du Football africain, et nouvellement écrivain. Face au scandale qui prenait de l’ampleur dans les réseaux sociaux, Martin Camus Mimb s’est fondu dans un démenti lacunaire, pour se dédouaner, de n’être pas l’auteur des obscénités opérées dans son bureau.  Affirmant qu’il avait laissé pour quelques minutes dans son bureau, des amis venus lui rendre visite pour une dédicace de son nouveau livre. Une réponse rapidement compromise quelques heures plus tard par la divulgation de d’autres images qui semblent indiquer que M. Mimb était bel et bien un acteur de la scène. La jeune Malicka Bayemi, seule femme du trio reconnait dans un enregistrement audio qui circule dans les résaux sociaux toute l’histoire. Elle certifie qu’elle s’est fait « prendre » dans des ébats sexuels par les deux hommes adultes qui semblent avoir bien planifié leur coup. Seulement elle était loin de s’imaginer que les images de ces actes visiblement obscènes feraient le tour du monde. La faute « sans doute » à Wilfried Eteki l’autre protagoniste de cette « pédo-partouze » devenue virale, qui confirme -pour s’excuser- sur sa page Facebook avoir publié les fameuses photos. L’ami de Martin Camus Mimb et compagnon d’infortune dans cette affaire dit avoir commis une erreur de manipulation, en envoyant aux mauvais destinataires ces videos à l’origine du scandale. Il dit regretter ce malheureux épisode et présente ses excuses à la jeune Malicka pour l’humiliation faite à son image. Mais au-delà de Malicka ce scandale de pornographie juvénile impliquant des hommes de médias au Cameroun n’est pas nouveau. L’affaire Malicka Bayémi n’est que la pointe de l’iceberg. Le harcèlement sexuel, l’exploitation de la détresse économique, de la fragilité psychologique est devenue monnaie courante dans la société camerounaise. Les histoires non dites comme celle de Malicka courent les rues et des couloirs des entreprises, administrations, universités, impliquant des jeunes stagiaires abusés, des ventes de notes, des promotions « canapés ». L’erreur de Martin Camus Mimb et de son frère d’arme Wilfried Eteki c’est d’avoir révélé par « mégarde » une activité courante dont eux et d’autres s’y adonnent dans l’ombre des caméras.

Le silence qui se brise

Dépuis le déclenchement de cette affaire les langues commencent à se délier et l’on découvre au fil des jours que Monsieur Martin Camus Mimb aurait un appétit démesuré pour ce genre d’activité. Des témoignages de femmes ayant précédé la jeune Malicka arrivent les unes les autres. Simple vent du moment ou réelle bombe en cours d’explosion, la suite nous le dira. La petite Malicka ne serait pas un cas isolé. Monsieur Mimb aurait -semble-t-il- la fâcheuse habitude de ruser avec son handicap, sa prétendue virilité, ses relations et son argent, pour assouvir ses bats instincts en faisant ployer les femmes qu’il fait « tomber » sur son charme. L’affaire Malicka Bayemi révèle une déchéance morale, une décomposition éthique tentaculaire et une dégradation silencieuse devenue explosive des relations entre adultes en position de pouvoir et les jeunes en quête d’avenir.

Plusieurs personnes ont été victimes de ce genre de pratique, mais seulement quelques-unes ont le courage de dénoncer, et les voix montent pour demander justice pour Malicka dont l’image est à jamais ternie. L’Afro féministe Patricia Bakalack, promotrice de l’association culturelle CHILD’UP Africa, en faveur des enfants et jeunes en situation de handicap au Cameroun, raconte avoir été elle-même victime de harcèlement et d’attouchement sexuelle par Martin Camus Mimb, alors qu’elle l’avait sollicité pour être le parrain d’un évènement qu’elle organisait dans le cadre de son association. Pour l’activiste des droits des femmes, elle pensait à cette époque que M. Mimb était la personne la mieux outillée pour stimuler chez les enfants en situation de handicap, un espoir déjà évanoui. M.  Mimb aurait alors poser l’obtention de faveurs sexuels comme contrepartie. Un autre épisode similaire se serait également passé en 2018 dans un hôtel à Paris avec Ide Rosine Deumaga, toujours dans dans le cadre du travail. Mais l’affaire Martin Camus Mimb n’est qu’une affaire qui révèle d’autres affaires non encore sorties de l’ombre et du secret de nombreux bureaux et hôtels au Cameroun.

Trop c’est trop

Les personnalités à l’instar du Ministre délégué auprès du Ministre de la Justice Jean de Dieu Momo, qui au début de ce qu’on peut désormais qualifier de « Malickagate », avaient apporté leur soutien à Matin Camus Mimb, personne handicapé agé de 50 ans, ont dû rebrousser chemin et présenter leurs excuses à la jeune Malicka Bayemi. Dans une sortie grave et remarquée, d’une rare offensive, la Ministre camerounaise de la promotion de la femme et de la famille Marie Thérèse Abena Ondoua, dans une communication solennelle a dénoncé ce qu’elle qualifie de « grave, choquante et triste », s’interrogeant sur l’agenda de cette affaire qui s’est déroulée le 16 juin, journée mémorielle de célébration de l’enfant africain, quelle message Martin Camus Mimb et Wilfried Etéki ont voulu passer s’est interrogée Marie Thérèse Abena Ondoua. La Ministre a ainsi dénoncé : « ces actes qui ôtent la dignité à nos enfants sont de plus en plus fréquents et font l’objet de commentaires d’une violence inqualifiable, livrant les victimes à une sorte de vindicte populaire. Ils sont commis au sein des familles, des établissements scolaires, des domiciles privés, des lieux d’hébergement, des milieux professionnels, des bars et cabarets et d’autres lieux couverts. » Il faut dire que l’affaire Malicka cache l’ampleur du niveau inquiétant d’exploitation sexuelle des jeunes et la violation de leurs droits fondamentaux par des adultes en position de pouvoir.

Sur l’une des photos publiées, l’on peut voir la jeune Malicka dans le bureau de ses boureaux , avec un livre à la main, celui de Martin Camus Mimb dédicacé en ses terme: «  Malicka, tu incarnes des plaisirs qui transpirent la force … »

L’ouvrage intitulé “ Debout ! L’histoire vraie d’un miraculé ” paru aux Edition CAD Publishing à Dublin-Irlande, maison dirigée par la Camerounaise Carine Mambou, fervente activiste des droits des femmes et des enfants, s’est vu retirer du marché. Dans un communiqué signé, du 21/06/2021, madame Mambou informe le grand public que la direction de CAD a décidé de suspendre toute vente et publicité du livre en attendant que les instances juridiciaires saisies du dossier rendent un verdict pour élucider la situation. Sur sa page facebook, elle a également lancé une pétition pour que justice soit rendue à la jeune Malicka.

L’influenceuse Nathalie KOA auteure du célèbre livre autobiographique Revenge Porn, qui quelques années plutôt, s’était retrouvé au cœur d’un scandale similaire à déclarer avoir eu le cœur meurtri en apprenant la triste affaire. Le livre qu’elle avait rédigé pour raconter son histoire afin de prévenir ce genre de dérive, avait créé une vive polémique dans l’opinion publique.

Les artistes camerounais de renom, tels que Richard Bona, Charlotte Dibanda, ou le rappeur et activiste politique Valsero, ont tous apporté leurs soutiens à la jeune Malicka Bayemi. A l’occasion de la célébration de la fête de la musique organisée par le groupe SABC, le directeur général de Radio Sport Info a été mis à l’écart alors qu’il avait traditionnellement un rôle important aux cotés de ses pairs dans l’organisation de cet évènement au Cameroun.

Le volet judicaire de l’affaire s’est désormais ouvert avec une action en justice déclenchée par un collectif de sept avocats qui s’est constitué pour défendre les droits de la jeune Malicka Bayemi. Une plainte a ainsi été déposé contre Martin Camus Mimb et Wilfried Etéki pour atteinte aux bonnes mœurs. Le jésuite Ludovic Lado, engagé dans la défense des droits de l’homme à interpeller les associations de défenses des droits des femmes, et appeler à une manifestation publique pour dénoncer les violences sexistes. Répondant à cet appel, des dizaines de femmes et mères se sont rassemblées face aux locaux de la RSI pour dénoncer l’exploitation et les violences sexuelles faites aux femmes et aux filles. Face à la pression qui s’amplifie Martin Camus Mimb avec larmes et émotions a officiellement présenté ce 25 juin lors d’une communication officielle à la presse, « devant Dieu et les hommes » selon ses termes, des regrets et des excuses pour cette situation inédite dans sa vie; demandant publiquement pardon pour le déshonneur causer à la jeune Malicka; et pour la souffrance causée à sa femme, à ses enfants et ses amis. Le non moins talentueux journaliste sportif a terminé sa sortie par ces mots sincères ou non, que la justice, la famille de Malicka, ses confrères et tout un chacun sera libre d’apprécier : « Je me tourne vers Dieu, et je lui dis :  je viens vers toi Seigneur, dans ta miséricorde et ta bonté infinie, tu pardonnes toujours, je me mets à genoux et je te prie. »

Guiderand Tadjeuteu