Mgr Abraham KOME, Président de la CENC

S’exprimant sur la question de l’introduction des vaccins anti covid-19 au Cameroun, Mgr Abraham Kome, Président de la Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun et Évêque de Bafang affirme qu’ « à l’heure actuelle la question du vaccin est une affaire de responsabilité individuelle ». Pour le prélat, face à une pandémie comme celle-ci il faut « prioritairement » privilégier les actions curatives. Et Mgr Kome de marteler qu’il existe aujourd’hui une solution issue de la pharmacopée locale qui a fait ses preuves et qui ne demande qu’à être exploité. Nul doute que l’Évêque de Bafang fait référence au traitement mis en place par son homologue Mgr Samuel Kleda, Archevêque Métropolitain de Douala.  Une prise de parole qui n’est pas passée sans commentaires dans un contexte où les camerounais sont plus que réticents vis à vis de la vaccination. Les scandales liés aux cas de thromboses et aux décès attribués au vaccin AstraZeneca ont particulièrement accru la méfiance des populations par rapport aux vaccins anti Covid-19. Il faut dire que la position de la CENC n’est pas exceptionnelle, au Canada, la Conférence des évêques du Québec à elle aussi émis de sérieuses réserves contre la vaccination provocant la colère de certains hommes politiques et de médias.

Le Ministre camerounais de la santé publique Manouda Malachie s’est fait vacciné devant les cameras

Il n’est pas inutile de souligner que le Danemark a annoncé le 18 avril 2021 qu’il interdisait le recours au vaccin AstraZeneca dans la riposte contre la Covid-19 sur son sol, tandis que le Cameroun s’apprête à recevoir les premières doses d’AstraZeneca dans le cadre du dispositif COVAX de l’OMS mis en place pour aider les pays en développement à faire face au Covid-19. Une cargaison attendue par les autorités publiques camerounaises, qui ont déjà réceptionné des milliers de doses de vaccin chinois offert par la Chine et dont l’efficacité estimée à 56% au plus) est fortement contestée par de nombreux milieux médicaux.