A quelques heures de la fête noël, malgré les conséquences économiques et sociales dûes à la pandémie de la Covid 19, les chrétiens de l’Eglise universelle se préparent à accueillir l’enfant Jésus qui naitra dans leurs cœurs.

Les allures…

Yaoundé, capitale de la province ecclésiastique métropolitaine du centre, s’illumine de ses plus belles couleurs, pendant que les fidèles attendent encore l’étoile qui éclairera la nuit de noël. Rond-point, points de vente, grand édifices, tous lumineuses, augure une festivité à nulle autre pareille . Alors que les médias locaux évoquent la faible fréquentation des marchés, contrairement aux célébrations antérieures de la fête de la Nativité comme une des conséquences économiques du la Covid 19, le peuple de Dieu n’a pas renoncé à offrir leur pauvreté à celui qui à la fin va leur offrir sa vie sur la Croix Glorieuse.

Que célèbre-t-on?

La Nativité du Seigneur renvoie à la naissance à Bethléem de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Fils de Dieu, conçu de la chair par l’action de l’Esprit Saint, dans le sein de la Vierge Marie. Dieu le Fils se fait Homme et vient dans le monde réconcilier à Dieu l’homme séparé de Lui par le péché. C’est un mouvement qui dégage deux points forts: d’abord l’abaissement du Christ. Le Christ plein de Dieu, accepte prendre la condition humaine à travers l’incarnation pour entrer dans le monde dans un mouvement de Kénose. Saint Paul aux Philippiens écrit: « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu Homme à son aspect, il s’est abaissé devenant obéissant jusqu’à la mort et la mort sur la croix » (Ep 2, 6-8). Le Christ, plein de Dieu s’est donc dépouillé des attributs qui l’égalaient à Dieu et reconnut sa place dans un mouvement d’humilité à Celui-ci, et dans un élan d’amour pour les hommes, il a accepté se faire homme, l’Emmanuel, Dieu avec nous. Le deuxième point fort se rapporte à sa mission qui se résume à sauver l’humanité du péché. A ce sujet, Saint Iréné disait:  » L’homme s’est déshabitué à Dieu et donc il a fallut l’incarnation où Dieu s’habitue à l’homme afin qu’il s’habitue à Dieu. » Cette pensée résume parfaitement la fin du mystère de la rédemption.

Au delà de la matérialité…

Face à la limitation des moyens matériels relative aux préparatifs de la fête de Nativité dans les conditions matériels suffisantes, les fidèles sont focalisés sur l’embellissement de leurs paroisses et chapelles. Mais plus encore, se concentrent-ils à bien achever le parcours engagé depuis le premier dimanche de l’Avent dans la dynamique de conversion, afin d’aménager dans leurs cœurs, la crèche sur laquelle l’enfant Jésus porteur d’espérance, sera déposé. Pour ce faire, plusieurs paroisses du diocèse surfent entre concert religieux, confessions et représentation de la Nativité du Christ.

Que l’étoile de l’espérance illumine notre nuit de noël!