A la suite de plusieurs hommes politiques, sportifs, acteurs de la société civile qui ont tenu a se faire entendre sur ce massacre, le portier de l’AJAX d’Amsterdam se joint à ces familles de Kumba pour faire le deuil.

《 …voilà encore une autre sale journée qui restera à jamais graver dans ma mémoire, combien de temps encore Seigneur? 》

Ce sont les premiers mots qu’a prononcé l’international Camerounais André ONANA, au cour d’un échange téléphonique, après avoir appris dans les réseaux sociaux le carnage qui venait de se produire au Cameroun.

Dans la journée du 24-10-2020 à Kumba, ville située au Sud-Ouest du pays, l’une des zone où persistent les violences fratricides et inhumaines dû à la crise anglophone, une bande de criminels non encore identifiés se revendiquant comme sécessionnistes, sortit de nul part et armée de machettes, a fait irruption dans une école « Mother francisca school » situé dans le quatier dit « Bamiliké », et a tiré à bout portant sur des écoliers en pleine salle de classe. Causant le massacre plusieurs élèves et blessant sérieusement d’autres, avant de s’évader dans la nature comme une nébuleuse.
Le bilan provisoire fait état jusqu’a l’heure de rédaction de cet article de 7 enfants âgés entre 9 et 14 ans froidement assassinés, et de plusieurs blessés graves dont certains seraient encore entre la vie et la mort.

Un drame hodieux, un acte insensé et d’une rare cruauté envers des innocent dont le seul crime aura été d’être sans défense. Une tragédie et plus et de trop qui illustre à suffisance l’état de décomposition morale des belligérants de la crise du NOSO et qui devient de plus en plus récurant au Cameroun. Le massacre de Kumbo, comme il est désormais convenu de le nommer à profondément choqué la Cameroun. Une onde de choc transfrontalière qui a retentit dans les cœurs des camerounais de la Diaspora. Avec une telle violence déployée contre des enfants, plus personne ne peut se sentir à l’abri, et la crise du NOSO n’apparait plus pour ceux qui habitent le régions « tranquilles » comme une crise lointaine.
Face à cette barbarie condamnée à l’unanimité, plusieurs corps de la société se sont levés pour s’indigner et exiger des actions concrètes et réelles pour mettre fin au conflit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest : les artistes, les politiques, les religieux, les sportifs…
C’est dans cette foulée que le lion indomptable André ONANA, le mythique gardien des buts de l’équipe nationale, après un post sur son compte twitter, a partagé sa profonde émotion, exprimant sa proximité avec la grande peine des familles des victimes.
Au-delà de l’indignation et des lamentations, il faudra résolument passer aux décisions dépassionnées et aux actes concrets pour mettre fin à ce conflit meurtrier qui a particulièrement terni l’image du Cameroun et endeuillé de nombreux familles de civils comme de militaire.