En marge de la 45ème assemblée plénière des Évêques du Cameroun qui se déroule du 03 au 06 novembre à Mvolyé, le Président de la Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun (CENC) Mgr Abraham Kome, évêque de Bafang a martelé une fois de plus la condamnation du massacres odieux des jeunes élèves à Kumba le 24 octobre 2020 par des groupes armés criminels se revendiquant comme sécessionnistes.

C’était à la sortie de la céremonie officielle d’ouverture de la 45 ème assemblée plénière des Évêques du Cameroun qui se déroule du 03 au 06 novembre 2020 au siège de la CENC, Mgr Abraham Kome était alors interrogé par les journalistes sur la position officielle de l’Église Catholique au Cameroun au sujet des massacres de jeunes élèves à Kumba. La réponse du Président de la CENC s’est voulu claire, ferme, directe et sans ambigüité : « ceux qui peuvent planifier et exécuter de tels projets sont des monstres et ont une intelligence dégénérées ». Les faits sont « extrêmement graves », et les évêques du Cameroun se sentent transpercés par la mort de ces petits, « porteurs d’avenir ». Le prélat n’a pas manqué de condamné ces tueries barbares menées par des groupuscules incontrôlés qualifiés de « filles condamnables et condamnées » de la Crise Anglophone. Mgr Kome a également rappelé que tous belligérants de cette crise doivent déposer les armes et dialoguer afin de permettre aux camerounais de cette zone de vivre dans la paix et à leurs enfants d’aller à l’Ecole. Cette prise de position claire du Primât de l’Église Catholique au Cameroun sur cette affaire n’est pas la première…

Communiqué de la CENC sur le Massacre de Kumba.


En effet, le 25 Octobre 2020, Mgr Abraham Kome signait un communiqué dont la teneur est adossée sur l’enseignement tiré du livre d’Exode au Chapitre 20 verset 13 : « Tu ne commettras pas de meurtre ». Selon ce communiqué, la CENC condamne « avec la plus grande fermeté le carnage des écoliers de Kumba perpétré au sein du Complexe scolaire Mother Francisca International Bilingual Academy le samedi 24 octobre 2020 ». Pour les évêques du Cameroun, c’est une mort de trop, le rubicond est franchit depuis quelques années déjà. La préservation de la vie et de la dignité humaine passe par l’arrêt des violences, sur toutes ses formes insistent les prélats. On peut lire dans ce communiqué que « l’arme la plus efficace reste celle du dialogue incluant toutes les sensibilités ayant pour base la vérité et visant la justice». Rappelons que le 30 octobre 2020, conformément à la décision prise par la CENC, tous les diocèses du Cameroun ont organisé des messes de requiem pour ces enfants assassinés.

Lionel KANA