Comme une énorme tâche d’huile sur du papier, voilà déjà longtemps que l’Église suffoque sur le poids et le déshonneur des scandales de pédophilies de ses fils.  Une vrai honte comme l’indique si bien le Pape François à la suite du Pape émérite Benoit 16.

 Alors que la société s’enfonce de plus en plus dans une perte radicale des valeurs et que plus que jamais elle a besoin de la Lumière de l’évangile, l’Église a traversé des rebondissements de scandales. A croire qu’au lieu d’être la solution elle serait devenue l’un des problèmes.

Face à cette situation des plus inconfortables, voici  l‘une des réactions  du pape François qui peut résumer sa pensée et le sens de son action face à ce problème grave :

« Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance » (1 Cor 12, 26). Ces paroles de saint Paul résonnent avec force en mon cœur alors que je constate, une fois encore, la souffrance vécue par de nombreux mineurs à cause d’abus sexuels, d’abus de pouvoir et de conscience, commis par un nombre important de clercs et de personnes consacrées. Un crime qui génère de profondes blessures faites de douleur et d’impuissance, en premier lieu chez les victimes, mais aussi chez leurs proches et dans toute la communauté, qu’elle soit composée de croyants ou d’incroyants. Considérant le passé, ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparation du dommage causé ne sera jamais suffisant. Considérant l’avenir, rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrains propices pour être dissimulées et perpétuées.» .Pape François, 18 mai 2018 au Vatican.

Il est question de proposer une solution sous trois aspects :

  • La compassion : Il s’agit de compatir aux douleurs des victimes des ses abus car ses souffrances sont également les nôtres. Cette compassion implique d’abord la reconnaissance de l’injustice subite par celles ci, ensuite de prendre la peine de les écouter et enfin de les suivre d’un point de vue,  physique, psychologique et spirituel de sortes à les aider à guérir de leurs traumatismes. Pour atteindre cet objectif, le  pape a multiplier des rencontres avec des victimes et a mis sur pied des commissions pour les accompagner.
  • La justice : Il s’agit de rendre justice aux victimes en cessant de couvrir leurs bourreaux.  Pour cela le pape promeut  des sanctions aux auteurs de  ses crimes. Par exemple on peut citer ce prêtre chilien qui a été radié pour pédophilie.
  • La prudence : Il s’agit de déceler les facteurs  à risque pour les éradiquer. Le principal étant le silence complice de la hiérarchie cléricale. Face à cela le pape exige désormais une clarté complète sur ces affaires.

Oui,  on peut le dire : Le pape François veut guérir l’Eglise du mal de la pédophilie. D’ailleurs lors de ses vœux au corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège il dira :

 «Le Saint-Siège et l’Église tout entière s’engagent à combattre et à prévenir de tels délits et leur dissimulation, pour établir la vérité des faits dans lesquels sont impliqués des ecclésiastiques et pour rendre justice aux mineurs qui ont subi des violences sexuelles, aggravées par des abus de pouvoir et de conscience».

                                                                                                                             

Fabrice MOUDJIEU