Covid19 et Confinement: Quel coût pour l’environnement ?

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Depuis la fin dannée 2019, le monde est en proie à la pandémie du covid19, et qui fait des ravages sans précédents. L'une des principales mesures de lutte est le confinement. Il concerne aujourdhui prêt de 4 milliard d'individu dans le monde. Une mesure qui a des impacts réels (positif et négatifs) sur lenvironnement, et sur la lutte contre le changement climatique.

« Vert »
Dans l’espoir de limiter la propagation du corona virus, la quasi-totalité des pays touchés ont mit en place des mesures de confinement de leur population. Cette mesure est salutaire pour la préservation de l’environnement car la mobilité des personnes et des biens est l’une des principales sources de pollution de l’air dans le monde. Les industries qui sont mit en arrêt vont davantage réduire le taux démission du gaz carbonique dans l’atmosphère durant cette période de confinement. La pollution et l’effet de serre sont réduits de manière drastique dans plusieurs régions du monde. Le confinement, est donc bon pour la qualité de l’air.
Pour François Gatineau, spécialiste des questions de mobilité et d’énergie, le ralentissement économique provoqué par la pandémie devrait avoir un impact équivalent ou supérieur à celui de la récession mondiale de 2008 sur les émissions des gaz à effet de serre. En d’autres termes, selon les prévisions de la NASA, nous aurons une baisse absolue des émissions globales de carbone d’ici fin 2020 et peut-être même jusqu’en 2021 ou 2022. Mais déjà on sait qu’en Chine, plus grand pollueur du monde et source de l’épidémie de coronavirus, la concentration de dioxyde d’azote dans l’air a diminué de 30 à 50 % dans plusieurs villes chinoises importantes, par rapport à la même période en 2019. Des chiffres assez proches de ceux avancés par l’Agence Spatiale Européenne. En France également, les indices de pollution de lair dans les villes ont rarement été aussi bons. Au pays de Macron, l’INERIS (Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques) a mis en ligne une carte actualisée au quotidien et qui permet de suivre les effets du confinement sur la qualité de l’air.   Par ailleurs dans certaines villes du monde comme à Santiago au Chili ou Barcelone en Espagne, on a observé que le confinement total de la population a permit aux animaux sauvages de sortir de leurs zones de confinement habituel qu’est la forêt et de venir « respirer l’air » de l’urbanisation. Ce phénomène est également observé sur les cotes maritimes de l’Argentine où les Lions de Mer envahissent les espaces de vie qu’occupait la population. Notons également que les parties de chasses et de pêches sont quasi inexistantes et la population faunitique risquerait de croire. Que de Bienfaits pour l’environnement sans occulter les revers du Confinement….

« Revers »
Un aspect négatif du confinement est son impact sur notre consommation, notamment la consommation des écrans. Tous connectés pour travailler, étudier ou passer le temps, le trafic internet a augmenté de 70 % en Italie et de 50 % en France pendant le confinement. Un trafic qui pèse sur l’environnement. En effet « The Shift Project » a publié un rapport en 2019 (sans le confinement) où il présentait que le seul visionnage de vidéos en ligne représente en temps normal 1 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre mondiales. imaginez ce chiffre aujourd’hui avec le confinement. De même, les achats en ligne explosent, avec un impact non négligeable sur les transports, les emballages et un effet délétère sur les conditions de travail des employés de plateformes.
L’autre conséquence de la crise mondiale causée par l’épidémie est de faire passer les autres débats de géopolitique d’économie et du sanitaire au premier plan. La question l’urgence climatique est donc reléguée au second plan. La pandémie est temporaire, mais les effets du réchauffement climatique se feront sentir aujourd’hui et de plus en plus dans les siècles à venir. Autrement dit avec ou sans la pandemie, le changement climatique reste un problème grave pour notre planète. La concentration des gaz à effet de serre déjà présents dans l’atmosphère suffit à elle seule à garantir une augmentation de la température moyenne de la Terre pendant plusieurs siècles. Les experts prédisent que nous aurons davantage d’événements extrêmes dans le futur (séismes, inondations, tornades… etc.) avec des conséquences pour les infrastructures et la production alimentaire. Mais malheureusement, ces risques sont descendus sur l’échelle des priorités en cette période de pandémie du covid19. Pourtant, au rythme où nous étions avant le frein malencontreux provoqué par cette crise, il y avait peu de chances de limiter la hausse de la température de 1,5 ou 2 degrés, le maximum considéré comme sûr pour éviter des tragédies climatiques majeures. Quoi qu’il en soit la question environnementale est une question de survit de l’humanité tout entière. La crise sanitaire mondial ne devrait pas léluder. Bien au contraire…


Lionel K@N@