Confinement :  Alerte sur les dangers qui viennent de l’internet

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Le confinement est la principale mesure de lutte contre le Corona Virus dans la pluspart des pays du monde. Il accroit le taux de connectivité au réseau internet. Face à cela l’UNICEF lance un cri d’alerte contre l’exposition accrue des enfants aux dangers du web.


« Alerte ! »
La pandémie de Covid-19 fait des dégâts sur le net. La fermeture des établissements scolaires et la vulgarisation des cours en ligne obligent les enfants et jeunes à passer plus de temps sur internet qu’à la coutumée. Le manque de contact physique avec les amis et les camarades de classe peut entraîner une prise de risque, par exemple en envoyant des images obscènes. Le temps passé en ligne, de plus en plus incontrôlé, peut exposer les enfants à des contenus potentiellement dangereux et violents et à un risque accru de cybercriminalité. L’UNICEF alerte : «dans l’ombre du Covid-19, la vie de millions d’enfants est temporairement réduite à la maison, et devant les écrans. Nous devons les aider à naviguer dans cette nouvelle réalité» affirme Henrietta Fore, directrice générale de l’UNICEF dans un communiqué qu’elle signe. Francesco Samengo représentant de cette organisation en terre italienne renchérit en ces termes : «plus de 1,5 milliard d’enfants et de jeunes ont été touchés par la fermeture des écoles dans le monde. Beaucoup de ces étudiants assistent à des cours et se rencontrent davantage en ligne. Passer plus de temps sur les plateformes numériques peut les rendre vulnérables à l’exploitation sexuelle en ligne et au grooming, tandis que les prédateurs du web tentent d’exploiter la pandémie de Covid-19».


« L’appel du Saint Père »
En novembre 2019, l’Académie Pontificale des sciences sociales en collaboration avec les réseaux « Child Dignity Alliance » et « Interfaith Alliance for Safer » a organisé au Vatican un Congrès sur la protection numérique de l’enfant. Cette rencontre s’est tenue sur le thème : « Promouvoir la dignité numérique de l’enfant : du concept à l’action ». Ont pris part à ce grand rendez-vous les acteurs et entreprises du numérique telles que Interpol, Microsoft, Facebook, Amazon, Apple, Google etc. Durant ces assises le Pape François a exhorté l’Eglise et les acteurs de l’industrie numérique à s’unir dans la bataille pour la protection des enfants sur internet. L’évêque de Rome a reconnu que le numérique offre « de nouvelles opportunités pour les mineurs, pour leur éducation et leur formation personnelle ». Toutefois pour lui, ce numérique fait également de ces enfants « des objets de violences criminelles inacceptables ou d’influences gravement nocives pour l’intégrité de leurs corps ou de leur esprit ». Le Saint Père avait donc lancé « un appel pressant » aux grandes compagnies du secteur numérique d’orienter le développement technologique vers le bien de la société. Les nouvelles générations ne doivent pas être sacrifiées sur l’autel du profit économique, a-t-il martelé.

« Prévention »
Pour pallier à ces risques sur le net, l’UNICEF et ses partenaires membres du Partenariat mondial de protection de l’enfance font des propositions de prévention. Il sagit par exemple pour les Etats de «développer les initiatives de sensibilisation et de formation sur la sécurité des enfants en ligne et s’assurer que les prestataires de services sociaux, les écoles, les parents et les enfants connaissent les mécanismes de signalement locaux et disposent de numéros d’assistance et de soutien locaux». A ce titre, l’Unicef a mit à la disposition des Etats une fiche résumant les mesures applicables pour protéger les enfants. L’Union Internationale des Télécommunications a fait de même en rendant public un document sur une stratégie globale de protection de l’enfance face au numérique. Pour Dr Hamadou Touré, Secrétaire Général de l’UIT « les initiatives locales voire, nationales sont certes efficaces, mais l’internet ne connait pas de frontières et seule la conjugaison de nos efforts au niveau international nous permettra d’assurer un avenir plus sûr pour nos enfants ».
La prévention doit également se faire à la maison selon l’UNICEF. Il sagit par exemple pour les parents de veiller à ce que les appareils des enfants soient équipés de logiciels et de programmes antivirus à jour, de dialoguer ouvertement avec les enfants sur la manière dont ils communiquent en ligne et avec qui. Les parents et tuteurs doivent travailler avec les enfants pour établir des règles sur la manière, le moment et le lieu où l’internet peut être utilisé. Le tuteur doit être attentif aux signes de stress chez les enfants qui peuvent apparaître en rapport avec leurs activités en ligne. Vigilance, vigilance numérique à tous en vers nos enfants en cette période de confinement !


Lionel K@N@