Journée internationale de la femme : le mouvement Stand up for Cameroun appelle les femmes au boycott.

0
529

Les activistes de la société  civile Stand up for Cameroun, demandent aux femmes du triangle national, de ne pas prendre part aux festivités liées à la journée internationale de la femme, ceci en solidarité avec les victimes des trois régions du Cameroun en crise depuis quelques années.

Le mot d’ordre du boycott a été lancé au cours d’une conférence de presse, donnée le vendredi 21 février 2020 par le mouvement Stand up for Cameroun. Pas de pagne du 08 mars, boycott massif des festivités relatives à la célébration de la Journée Internationale de la Femme (JIF), sont entre autres points arrêtés au cours de cette rencontre, à l’endroit de la gente féminine des quatre coins du Cameroun. Pour l’association dont les membres sont majoritairement des femmes, celles-ci doivent comme une personne, se lever pour dénoncer les injustices sociales et la dégradation de la situation politique, sociale et économique qui plonge la société camerounaise selon elles, dans la détresse. « Nous sommes des femmes, la société ne vas pas et nous sommes debout pour le faire comprendre à la nation, le faire comprendre à ce régime, le faire comprendre au monde entier, par ce que le monde demande où êtes-vous les femmes camerounaises ?», a déclaré Edith Kha Walla, présidente du mouvement Stand up for Cameroun. Elle a par la même occasion invité les femmes du triangle national, toutes religions confondues, à les rejoindre dans ce combat. « Nous demandons à toutes les femmes bien avant le 8 mars, de nous contacter, de nous rejoindre pour qu’on puisse agir », les a-t-elle interpellé, cette matinée-là.

A la place des festivités liées à la journée à elles dédiée, les activistes de Stand up for Cameroun invitent massivement  les femmes à l’adhésion au combat pour « la libération » du Cameroun. Elles leur proposent de ce fait, le port des vêtements noirs à la place du traditionnel pagne du 08 mars. Cette action disent-elles, se veut un geste de solidarité à l’endroit des familles frappées par les crises sociale, politique, et sécuritaire qui affectent trois régions du Cameroun depuis plusieurs années. Cette action trouve toute sa place dans la période actuelle de tumultes socio-politiques au Cameroun, dans la mesure où, de nombreux camerounais et particulièrement les enfants, laissent leurs vies dans ces différentes crises qui sévissent dans le pays comme l’a récemment témoigné la tragédie des massacres de Ngarbuh dans la région du Nord-Ouest.  « Nos enfants sont en train de mourir 4 mille  ou plus dans l’extrême nord, 3 mille et plus dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest », s’est offusquée Maitre Alice Kom, Avocate au Barreau du Cameroun, engagée dans la défense des droits de l’homme et membre de l’association. Le boycott du 08 mars sera aussi pour les membres du mouvement stand up for Cameroun, l’occasion de mettre sur pied des stratégies pour la scolarisation des enfants de tout le pays. « Nos enfants ne sont pas scolarisés ; 600 mille dans les régions anglophones mais sûrement plus d’un million si nous ajoutons les régions du pays où il n’y a pas d’école », a affirmé Maitre Alice Kom. Il faut remédier à la situation.

En espérant que les femmes se joignent à sa cause, stand up for Cameroun mets en œuvre tous les moyens possibles pour y arriver. Un numéro de téléphone a d’ailleurs été communiqué pour des besoins d’assistance.