Coronavirus : le Cameroun en alerte !

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Le virus qui sévit depuis l’empire du milieu n’a pas jusqu’ici atteint le continent noir. Malgré tout les autorités sanitaires du Cameroun en alerte. Des dispositions sont prises, quoi que jugées insuffisantes par certains.

« Alerte !»
Dans un communiqué de presse référencé N° D13-34/MINSANTE/SG/CELCOM, daté du 28 Janvier 2020, le secrétaire général du ministère de la santé du Cameroun a tenu à rappeler les mesures de sécurité et vigilance qui s’imposent. « Le Ministre de la Santé Publique invite les populations à plus de vigilance et à respecter les règles élémentaires d’hygiène de base ». Ces règles consistent à bien cuire la viande et les œufs avant de les consommer, à se laver les mains régulièrement avec de l’eau propre et du savon ou en utilisant une solution hydro alcoolique, à se couvrir le nez et la bouche avec un mouchoir ou dans le pli du coude lorsqu’on tousse ou éternue. L’autorité sanitaire recommandait également d’éviter tout contact étroit avec toute personne présentant des symptômes de type grippal ou avec des animaux sauvages et d’élevage. Dans la même correspondance sus-citée, on apprend qu’un numéro Vert d’appel gratuit, le 1510 existe pour signaler tout cas suspect. Il fonctionne selon les autorités de 8heures à 16heures. Déjà dans un tweet le 25 Janvier 2020, le Ministre de la santé publique MANAOUDA Malachie avait rassuré les populations de ce que des mesures sont entrain d’être prise pour éviter que cette épidémie ne se retrouve en terre camerounaise. Notamment la surveillance des frontières terrestres, aériennes et maritimes avec une emphase sur les biens, personnes et marchandises venant des pays touchés.

« Pragmatisme»
Docteur Taïga, Ministre de l’élevage des pêches et des industries animales se veut plus pragmatique. En date du 03 Février 2020, il a adressée une correspondance aux Directeur des services vétérinaires entre autres et Déléguées Régionaux de sont département. Dans celle-ci le Ministre est claire : « les directives de l’OIE, sur la base des informations disponibles actuellement, les déplacements et les échanges commerciaux avec les pays affectés ne sont pas recommandés ». Il « instruit » par ailleurs ceux-ci à prendre toutes les dispositions nécessaires pour maintenir « la veille sanitaire active des services vétérinaires sur toute l’étendue du territoire national, et de renforcer les mesures d’inspection et de contrôle sanitaire vétérinaire aux frontières portuaires, aéroportuaires et terrestres, ainsi qu’aux différents postes de contrôle sanitaire». Le Ministre dans la foulée ne manquera pas de suspendre jusqu’à nouvel ordre les avis techniques d’importation d’animaux vivants, de produits d’origines animales et halieutique frais ou congelés et non manufacturés des pays abritant des foyers actifs de la maladie. Ces mesures préventives sont loin de rassurés une bonne partie des observateurs camerounais.

Correspondance du Ministre de l’élevage, des Pêches et Industries Animales

« Angoisses et Prières»
Le jeune politologue Njoya Moussa se veut réservé voire sceptique quand à la capacité de nos autorités être proactif. Il estime que ce qui est énoncé dans ces différentes correspondances est insuffisant voire assimilable à du bluff. Pour lui la principale mesure est à prendre dans les hôpitaux : « un dispositif d’urgence est mis en place dans les hôpitaux avec le ressources humaines et matérielles appropriées ». Difficile, dans un contexte où selon lui « un hôpital en plein centre urbain comme celui de Biyem-asssi n’a pas de groupe électrogène ». Pourtant Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l’Organisation Mondiale de la Santé a estimé que sa plus grande préoccupation est juste que ce virus se propage plus rapidement dans des pays dont les systèmes de santé sont plus faibles. Certains pays comme le Maroc et l’Algérie ont pris des mesures de rapatriement de leurs ressortissants bloqués dans la ville Chinoise de Wuhan. Au Cameroun le mutisme des autorités sur cette question laisse songeur. Quoi que nous pouvons soupçonner que le rapatriement des personnes suspectes de porter ce virus nécessite une logistique hors de portée pour notre pays, notamment des avions spéciaux et du personnel qualifié pour une opération de cette nature. Toutefois les chrétiens que nous sommes doivent rester en alerte certes, mais aussi en prière. Le Pape François a toujours présenté le Christ Jésus comme « le médecin qui guérit avec le médicament de l’amour ». Pour le chrétien, ce médecin peut guérir tous les maux. Il peut même protéger le continent noir en général et le Cameroun en particulier de cette pandémie et inspirer nos dirigeants à plus de sagesse, d’amour et de charité vis-à-vis du peuple qu’ils dirigent.

Lionel K@N@