Coronavirus : Qu’est ce que c’est ?

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Depuis décembre 2019, l’actualité quotidienne médiatique est alimentée par des sujets sur le coronavirus 2019-nCov. Un virus qui n’est pas le premier de cette nature, mais pourtant mal connu du large public et qui n’a pas laissé le Saint Siège indifférent.

« De quoi s’agit-il exactement?»
C’est dans la ville orientale chinoise de Wuhan qu’apparait en décembre 2019 une épidémie de pneumonies aux allures virales. Le 07 janvier 2020, les chercheurs de l’Université Fudan de Shanghai en Chine annoncent que cette épidémie est liée à un virus dénommé « nouveau coronavirus ». C’est de là que vient le nom Novel Coronavirus 2019 en abrégé 2019-nCov. Toutefois il existe de nombreux autres types de coronavirus. Les plus connus sont le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-Cov) et le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-Cov). Les coronavirus sont des virus d’origine animale. Ils s’attaquent généralement aux animaux tels que les dromadaires, les chats ou les chauves-souris. Certains sont transmissibles à l’être humain. Pour le cas de Wuhan, la piste de la transmission de l’animal à l’homme (zoonose) est privilégiée. Selon les premiers constats, les premières personnes touchées par le 2019-nCov s’étaient toutes rendues au marché de Wuhan, où des animaux vivants et autres fruits de mer étaient vendus. La piste d’une transmission inter humaine n’est pas à exclure. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), s’exprimant à ce sujet déclare : « Nous savons qu’il existe une transmission interhumaine en Chine, mais pour l’instant elle semble être limitée à des groupes familiaux et à des travailleurs de la santé qui s’occupent des patients infectés. Pour l’instant, il n’y a aucune preuve de transmission interhumaine en dehors de la Chine, mais cela ne veut pas dire que cela n’arrivera pas ». Le coronavirus se transmet principalement par les postillons, lors de contacts directs et par le biais d’objets contaminés. Les symptômes du coronavirus sont une fièvre supérieure à 38°C, des quintes de toux, une grande fatigue ainsi que des douleurs musculaires. Dans des cas plus sévères, des difficultés respiratoires ainsi qu’une insuffisance rénale peuvent apparaître, notamment chez les personnes souffrant de maladies chroniques ou chez les personnes âgées. Les coronavirus sont des virus connus depuis longtemps chez l’homme ainsi que chez les animaux. Pourtant, il n’existe pour l’heure ni vaccin ni médicament. La prise en charge médicale consiste à traiter les symptômes. Les chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris sont parvenus néanmoins à isoler et à mettre en culture des souches du nouveau coronavirus. C’est une étape fondamentale vers la recherche du vaccin. La première épidémie de coronavirus apparaît en Asie en 2002. Le SRAS-CoV avait provoqué une épidémie mortelle chez environ 15 % des personnes infectées.

« Solidarité  du Vatican»
Alors que, selon les derniers bilans, le virus a infecté 17 480 personnes et causé 362 décès, le Saint-Siège n’est pas resté indifférent face à cette épidémie. Pourtant la Chine et le Vatican n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1951. Mais depuis le début de son pontificat, le pape François multiplie les efforts pour relancer les relations entre les deux Etats. Le 22 septembre 2018, un accord historique avait d’ailleurs été signé entre le Saint-Siège et la Chine, permettant notamment au pape de nommer des évêques dans l’Empire du Milieu, après approbation préalable du parti communiste chinois. Le 27 janvier 2020, le Vatican a lancé une opération consistant à offrir des masques de protection à la population chinoise des provinces du Hubei, de Zhejiang et de Fujian. Le 03 février 2020, le gouvernement chinois a indiqué avoir reçu entre 600.000 à 700.000 masques respiratoires en provenance de Rome. A côté de cette aide matérielle, le Saint-Siège y associe une aide spirituelle. « Je désire (…) être proche et prier pour les personnes malades à cause du virus qui s’est répandu en Chine », a déclaré le Saint Père le dimanche 26 janvier 2020. Une invitation à tous les chrétiens du monde d’élever des intentions de prière afin que prenne fin cette épidémie. Selon Vatican news, cette initiative de solidarité est née d’une réflexion conjointe du cardinal Konrad Krajewski aumônier du pape, de la Pharmacie vaticane, et du Centre missionnaire de l’Eglise chinoise en Italie. D’après des propos du vice-directeur du Collège urbain pontifical, Vincenzo Han Duo, rapportés par le périodique chinois Global Times, les masques ont été acheminés à l’aéroport par le Vatican, puis envoyés dans les provinces sus-citées, les plus touchées par le virus. Ils aideront certainement à sauver des vies. L’épidémie de coronavirus fait rage certes, mais Frédéric Tangy chercheur au département de virologie à l’institut Pasteur à Paris estime qu’il faut éviter l’alarmisme. Le monde a affronté pire que ça dit-il.
Lionel K@N@