La beauté africaine au podium de Miss Univers 2019 

0
139

Zozibini Tunzi est la Miss sud africaine élue Miss Univers 2019. Une euphorie et des jubilations à relativiser même si ce trophée dit-on remporté par sa mise en avant de son côté naturel.

« AfroMiss Winner »
« J’ai grandi dans un monde où une femme comme moi, avec mon type de peau et mon type de cheveux, n’a jamais été considéré comme étant belle ». C’est avec ces mots que le mannequin de 26 ans a conquis le cœur du panel jury de la compétition. La nouvelle Miss Univers aux cheveux crépus et au teint naturellement noir a aussi milité pour le droit des femmes. Elle a appelé à une plus grande implication de la gente féminine dans le leadership, estimant que : « la chose la plus importante que nous devrions enseigner aux filles aujourd’hui, c’est d’avoir une position de leader ». Dame Tunzi succède à la philippine Catriona Gray élue Miss Univers 2018. Après Margaret Gardiner en 1978 et Demi-Leigh en 2017, elle est la troisième sud-africaine qui remporte ce prestigieux titre. Étudiante en relations publiques, la nouvelle femme la plus belle de l’univers mesure 1m78. Elle est secondée sur le podium par la portoricaine Madison Anderson et la mexicaine Sofia Aragon, respectivement première et deuxième dauphine.

« Compétition »
Cette 68ème édition de Miss Univers s’est déroulée le dimanche 08 décembre 2019 dans les studios de Tyler Perry, à Atlanta, dans l’Etat de Georgie c’est aux Etats-Unis. 90 (quatre vingt-dix) mannequins étaient en lice. Toutes des Miss de leurs pays respectifs. Soulignons tout de même que seules les Miss dont les comités nationaux sont affiliés à Miss Universe Organization peuvent prendre part à cette compétition. Ce critère explique-t-il l’absence de la Miss Camerounaise ? Difficile de répondre par l’affirmative. Quoi qu’il en soit, la compétition était très médiatisée. L’âge plafond pour compétir étant de 28 ans, les plus jeunes participantes étaient la Cambodgienne Samnang Alyna, la Kenyane Stauy Michaki et la Kazakhtanienne Alfiya Yersay, toutes âgées de 18 ans. Une première sélection s’est déroulée deux jours avant la finale. Elle a déterminé le top 20 des Miss prenant part à ladite finale. Le Jury de la compétition était constitué de 07 femmes issues de l’univers de la mode et du showbiz. À leur tête trônait fièrement l’actrice et animatrice de télévision Vénézuélienne Gaby Espino.

« PéssiMiss!»
Même si l’édition de cette année est adulée notamment pour avoir mis en valeur la beauté noire naturelle, il demeure que cette compétition laisse songeur à bien des égards. Tenez par exemple, de nombreuses critiques de mode et des miss recalées fustigent les critères de sélections. Ils les jugent discriminatoires voire ségrégationnistes. En effet la compétition exclut d’office les femmes mariées, les femmes en couple, les femmes enceintes, les mères d’enfants, les femmes à motricité réduite (handicapées), les transgenres, les femmes d’un poids de plus de 50 Kilogramme. En outre cette compétition qui fait l’apologie de la beauté physique sert les intérêts d’une classe d’investisseurs et hommes d’affaires de l’industrie de la mode, du textile, et de la cosmétique etc. Enfin il est difficile de concevoir que la plus belle femme de l’univers devrait être choisie de par ses formes physiques généreuses, au détriment de ses actions dans l’entreprenariat, la lutte contre la pauvreté et contre la faim, la protection des droits de la jeune fille, sa foi en Christ. D’ailleurs le pape François, lors de l’audience générale du 11 Janvier 2017 fustigeait déjà cette tendance du monde d’aujourd’hui à accorder plus d’importance à l’apparence qu’a l’humain : « des valeurs comme la beauté physique, la santé, quand elles deviennent des idoles auxquelles il faut tout sacrifier sont des réalités qui confondent l’esprit et le cœur ». Le saint Père va plus loin en estimant que : « ces idoles conduisent à la mort ». C’est donc dire que le chrétien catholique est appelé à relativiser la considération à apporter à de telles initiatives.

Lionel K@N@