Grand Dialogue National au Cameroun: le monologue des recalés

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Annoncé le 10 septembre dernier par le Président de la République, le Grand Dialogue National a bel et bien démarré malgré les critères de sélection pour le moins incompréhensible par le grand public, des intervenants et des participants.

Ils étaient très nombreux le matin 30 septembre 2019 jour d’ouverture du GDN à l’entrée du palais des congrès de Yaoundé, lieu où se tiennent les pour-parler entres les fils et filles du Cameroun, à espérer qu’un miracle se produise. Journalistes, hommes politiques, hommes d’église, associations, acteurs de la société civile, leaders d’opinions, ont revendiqué un accès sans succès à l’intérieur des locaux, afin de prendre aussi part aux échanges que présidait le Premier Ministre, sur les problèmes qui empêchent la construction et le développement du pays. Le Cameroun se fera avec tous les camerounais ou alors ne se fera pas, à – t-on souvent entendu dire. Seulement pour cet évènement historique et inédit, les personnes concernées étaient celles détentrices soit d’une invitation, soit d’une accréditation. Toute chose qui n’ont empêché les recalés de s’exprimer.


Ce dialogue est l’occasion idoine pour toutes les composantes de la nation, de se faire entendre à propos des mauvaises conditions de vie qui meublent leur quotidien. Voilà pourquoi des groupes d’infirmes ont décidé de marcher jusqu’à l’entrée du palais où ils ont été stoppés. Nombre d’associations de mal-voyants sont venus assistés et donner leur points de vu, accompagner par les associations de personnes mal-entendantes présents à l’extérieur, qui ont protesté par de grands gestes en signe de désapprobation .

Les leaders de certains partis politiques également ont été interdit d’accès au site du Grand Dialogue National. C’est le cas de monsieur Mvilongo Paul, président du parti de l’alliance du Cameroun (PAC), qui s’interrogeait sur les mécanismes qui lui ont empêché d’aller porter haute la voix de ses nombreux de militants. Les conducteurs de Taxi-moto, piliers des transports en milieu péri-urbains et en milieu rural au Cameroun étaient de la partie à travers le bureau communal syndical de Yaoundé 6. Leur président Mr Atemengue Dieudonné, espérait pouvoir réaffirmer au Premier Ministre la hausse inquiétante dans leurs rangs des jeunes diplômés au chômage. Tout compte fait le Grand dialogue National aura aussi été l’occasion de bien des frustrations

                                                                         Georges Guidérand Tadjeuteu