Enter Africa à la conquête de l’industrie vidéo-ludique .

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L’industrie des jeux vidéos encore appelée vidéo-ludique est en plein essor dans le monde; pour cette raison, toutes les nations entreprenantes y investissent à l’instar du Japon, de la Chine et des Etats-Unis d’Amérique  qui détiennent plus de 99% de ce marché dans lequel l’Afrique s’inscrit en dernière position avec moins de 1%. C’est dans cette optique qu’Enter Africa qui est un projet du Goethe-Institut a été mis sur pied. Ce dernier implique de nombreux partenaires, des experts en conception de jeux et en ludification ; ainsi que des organisations de différents pays africains.
Ce programme encourage les jeunes d’Afrique subsaharienne à utiliser le raisonnement de la gamification comme outil pour apporter des solutions aux défis quotidiens notamment en matière d’éducation, de tourisme, de traduction et de bon nombre de questions existentielles. Pour le mener à bien, il a été réuni en son sein des Jeunes disposants de compétences variées notamment en matière d’architecture, d’urbanisme, d’informatique, d’art et de droit  issus de 15 villes africaines telles que Yaoundé et Lagos. Ces derniers ont créé des jeux basés sur la géolocalisation, qui peuvent être joués sur des téléphones mobiles, et des tablettes, ceci dans le souci de participer au processus de transformation de nos villes et d’y promouvoir des solutions avant-gardistes sur des sujets tels que la culture et l’environnement.
Dans ce processus de mutualisation des savoirs concourants à un but unique, un Megagame a été mis sur pied. Les 15 équipes participantes au dit programme ont identifiées des problèmes sociaux communs à l’instar du regain de communication auquel la jeunesse doit faire face et ont créé un jeu analogue fondamentalement issu du continent noir qui est centré sur l’idée d’une Afrique sans frontières et la promotion de ses valeurs intrinsèques.
 Il convient de souligner que l’industrie vidéoludique a un impact majeur sur l’économie mondiale et pèse plus que ceux du cinéma et de la musique réunis, ce qui pousse les gouvernements et les institutions à investir dans les domaines y afférents avec entre autre le Technopôle Meinrad Hebga de Yaoundé qui a l’habitude d’initier des programmes de formations des jeunes sur les rudiments de la programmation d’applications pour GSM, et comme le note Piers Harding-Rolls responsable de la recherche sur les jeux vidéo chez IHS Markit : « au cours des cinq dernières années, le secteur des jeux vidéo a énormément bénéficié de l’adoption généralisée des applications de jeux sur les appareils intelligents, et le passage de la distribution physique à la distribution numérique dans des segments de marché établis, tels que les jeux sur console».
De plus, il faut noter qu’aux Etats-Unis, cette industrie a généré 43,8 milliards de dollars en 2018, ce qui représente une progression annuelle de 18%, selon des données publiées par l’ESA (Entertainment Software Association). Et dans le monde entier, il pèse 137 milliards pour l’année 2018 dont 51% des parts sont réalisés sur smartphone et tablette. Et par ailleurs, touche des publics de plus en plus élargis et a définitivement quitté son statut de chasse gardé des adolescents mâles.