Charlotte Dipanda : Ambassadrice de l’Unicef

L’artiste musicienne camerounaise Charlotte Dipanda marque son engagement social pour le respect des droits de l’enfant en devenant Ambassadrice de l’UNICEF.

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Avec une brillante carrière à succès ponctuée par plusieurs albums bien accueillis par les mélomanes nationaux et internationaux, l’artiste musicienne camerounaise fait partir de ceux qui ont réussi à exporter leurs talents au-delà de leur terre natale pour aller conquérir la scène internationale notamment la scène française.

Arrivée à un niveau important de sa carrière, Charlotte Dipanda accepte de s’engager pour défendre avec conviction et dévouement l’intégrité de l’enfance. Le titre d’Ambassadrice de l’UNICEF lui a été décerné à l’approche de la célébration de la journée de l’enfant africain le 16 juin.  Cette journée fait mémoire des jeunes de Soweto (un bidonville de la capitale sud-africaine) qui ont perdu leurs vie lors d’une manifestation contre l’apartheid en Afrique du Sud. Comme plusieurs personnalités avant elle, notamment Gino Sitson, Charlotte Dipanda décide de mettre son image au service d’une cause noble. La diva de la musique camerounaise a ainsi déclaré : « J’aime ce devoir de citoyenne, celui de me sentir concernée par les problèmes de notre société et davantage ceux liés à la petite enfance. Je suis très honorée que l’UNICEF me fasse confiance pour les accompagner dans les actions qu’ils vont mener. Tous les enfants ont droit à la santé, à une identité, à la protection et bien d’autres. C’est notre responsabilité de leur garantir ces droits ».

« Charlotte Dipanda fait partie de ces célébrités et personnes influentes dont l’engagement peut permettre de donner un plus grand écho à la promotion des droits de l’enfant. Sa notoriété et sa capacité d’influence peuvent aider à attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur la situation des enfants au Cameroun et au-delà » a expliqué le Représentant de l’UNICEF, dans un contexte où l’on rencontre des jeunes enrôlés de force par des groupuscules néfastes pour la sécurité et l’intégrité du pays. Il faut noter que la majeure partie des artistes camerounais optent généralement pour des textes peu instructifs et promeuvent la légèreté des mœurs, ce qui ne contribue pas à l’édification d’une jeunesse en manque de modèles fiables et intègres. Les modèles notamment dans le milieu de la culture sont de plus en plus rechercher et nécessaire en ces temps où la morale bat de l’aile face aux desseins inavoués de certains artistes farandoles.  Il est utile de noter que cet événement intervient à l’occasion  de la célébration du 30 ième anniversaire de la Convention des Droits de l’Enfance  signée par le Cameroun le 27 octobre 1990 et ratifiée le 11 janvier 1993.