La SONARA dévastée par un gigantesque incendie déclenchée la nuit du 31 mai 2019;

Dans la nuit du vendredi 31 mai au petit matin du samedi 01 juin 2019, deux cuves de liquide inflammables ont explosées au sein de la Société Nationale de Raffinage plongeant les populations et le gouvernement dans l’inquiétude et la spéculation  sur les causes de l’incident. Suite à cet évènement survenu à Limbé dans la région du Sud Ouest du Cameroun, zone situé au cœur des régions anglophones en crise, les rumeurs n’ont pas tarder à répandre la possibilité d’une violente attaque des extrémistes sécessionnistes.  Face à l’ampleur de la désinformation autour de ce grave incident, le gouvernement camerounais  a tenu à éclaircir les points d’ombre en soulignant qu’il s’agit d’un accident. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes réelles de ce qui  s’apparente comme le plus violent accident qu’est connue la SONARA. Dans un contexte de crise socio-politique et sécuritaire avec un durcissement de ton des protagonistes, difficile pour le gouvernement de Dion Ngute de rassurer et de stopper l’amplification des rumeurs et soupçons d’attaques sécessionnistes .

Pour rapidement maitriser la communication de crise et le risque de pénurie en produits pétroliers,  le Premier Ministre, Chef du gouvernement Joseph Dion Ngute a tenu le 02 juin 2019 une réunion de crise en compagnie de plusieurs dignitaires du gouvernement, notamment le Ministre de la Communication René Emmanuel Sadi. Ces derniers ont tenu a faire baisser la tension au sein de la population qui n’a eu de cesse de s’interroger sur une possible hausse des prix du carburant. Le Premier Ministre  s’est empressé de mettre fin aux spéculations et à mis en garde les personnes véreuses qui seraient tentées de profiter de la situation. Il a ainsi affirmer que les prix du carburant resteront inchangées et qu’il n’y aura pas de pénurie. Le Ministre de la Communication, a indiqué que le gouvernement a mis tout en œuvre pour garantir l’équilibre et palier à toutes les attentes. Ces déclarations des membres du gouvernement viennent à la suite d’un  communiqué rendu public  le 01 juin 2019 par la Direction Générale de la principale raffinerie du Cameroun qui annonçait  être dans l’impossibilité matérielle d’honorer les engagements pris auprès des différents acteurs du secteur pétrolier au Cameroun. Au-delà des problèmes d’approvisionnement d’urgence que pose l’accident à la SONARA, de nombreuses interrogations subsistent quant à vétusté des équipements de cette structure inaugurée en 1981 et qui dispose à ce jour d’une capacité de traitement de 2,1 millions de tonnes de pétrole brut par an.